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Bien-être

Bon ou mauvais cholestérol : quelle différence ?

Florence Cartoux

09/07/2026

01.

Quel est le rôle du cholestérol ?

Il est souvent admis, à tort, que le cholestérol est forcément mauvais. Pourtant, le cholestérol est indispensable au bon fonctionnement de notre organisme. Il entre dans la composition des membranes de nos cellules, dont il assure la structure, notamment celle des neurones. Il participe également à la fabrication des hormones stéroïdes (DHEA, œstradiol, progestérone, testostérone, cortisol…), de la vitamine D, de la cortisone ainsi que de la bile.

Mieux comprendre son rôle permet de distinguer les fonctions normales du cholestérol des situations où son équilibre peut être perturbé.

02.

Comment est-il créé ?

Environ 20 à 30 % du cholestérol provient de notre alimentation. Les 70 à 80 % restants sont fabriqués naturellement par notre organisme, principalement par le foie, en fonction des besoins de l’organisme et sous l’influence de différents facteurs liés au mode de vie.

Une alimentation déséquilibrée, riche en graisses saturées, peut contribuer à modifier cet équilibre. Lorsque le cholestérol circule en quantité excessive dans le sang pendant une longue période, il peut progressivement s’accumuler sur la paroi des artères. Ce phénomène est un facteur reconnu de risque cardiovasculaire. Une alimentation variée, associée à une bonne hygiène de vie, contribue à préserver un équilibre lipidique favorable.

03.

Comment ça fonctionne ?

Pourquoi parle-t-on de « bon » et « mauvais » cholestérol ?

Il faut se rappeler que le corps humain est une sorte d’autoroute où tout est constamment en mouvement, transporté par le sang. Le cholestérol ne fait pas exception.

Pour faire simple, il n’existe qu’un seul cholestérol, mais plusieurs moyens de le transporter dans le sang, entre le foie et les cellules de l’organisme.

On distingue les lipoprotéines LDL, qui transportent le cholestérol du foie vers les cellules. Lorsque leur quantité devient trop importante, elles peuvent favoriser l’accumulation progressive de cholestérol dans la paroi des artères. En s’oxydant, elles participent au développement de plaques d’athérome, un phénomène associé à un risque cardiovasculaire accru. C’est pour cette raison qu’elles sont couramment appelées « mauvais cholestérol ».

Heureusement, dans le vaste réseau du corps humain, comme sur une autoroute, il existe aussi des « nettoyeurs ». Dans le circuit sanguin, il ne s’agit pas de gilets fluorescents mais des lipoprotéines HDL. Leur rôle est de récupérer une partie du cholestérol présent en excès dans les tissus pour le ramener vers le foie, où il pourra ensuite être éliminé naturellement par l’organisme. C’est pourquoi elles sont souvent qualifiées de « bon cholestérol ».

Cette distinction permet surtout de mieux comprendre le fonctionnement du transport du cholestérol dans l’organisme. En pratique, c’est l’équilibre entre les différents paramètres du bilan lipidique qui est pris en compte par les professionnels de santé.

Pourquoi peut-on avoir trop de cholestérol ?

Lorsque tout fonctionne normalement, le taux de cholestérol est naturellement régulé par l’organisme. Toutefois, plusieurs facteurs peuvent influencer cet équilibre.

Une alimentation riche en graisses saturées, la sédentarité, le surpoids, le tabagisme, certains médicaments (comme certains corticoïdes ou certaines contraceptions hormonales), des troubles métaboliques tels que le diabète ou certaines maladies de la thyroïde, ainsi que certaines prédispositions familiales peuvent favoriser un taux de cholestérol élevé.

Le fonctionnement du foie joue également un rôle important dans la régulation du cholestérol.

En cas de bilan lipidique perturbé ou de facteurs de risque cardiovasculaire, il est recommandé d’en parler avec son médecin afin d’évaluer la situation et de bénéficier d’un accompagnement adapté.

04.

Quoi faire ?

Lorsque le taux de cholestérol est élevé, l’alimentation constitue souvent l’un des premiers leviers sur lesquels il est possible d’agir, en complément du suivi proposé par un professionnel de santé.

Adopter une alimentation variée et équilibrée, riche en fibres, en fruits, en légumes et en sources d’oméga-3, contribue à une bonne santé cardiovasculaire et peut participer au maintien d’un équilibre lipidique favorable.

La Fédération française de cardiologie rappelle qu’une amélioration des habitudes alimentaires peut avoir un impact positif sur le bilan lipidique chez certaines personnes. Les résultats restent toutefois variables selon le profil, les antécédents et le mode de vie de chacun.

Votre prochaine résolution ? Trouvez un bon livre de cuisine et faites-vous plaisir avec une alimentation aussi gourmande qu’équilibrée.

05.

Et l’activité physique ?

S’il est utile de prêter attention à ses apports en graisses alimentaires, il est tout aussi important d’adopter une bonne hygiène de vie dans son ensemble afin de préserver un équilibre cardiovasculaire.

Bouger régulièrement est bénéfique pour le cœur, la circulation et le bien-être général. La marche, le vélo ou toute activité physique adaptée à vos capacités peuvent contribuer au maintien d’un bon équilibre entre les différentes lipoprotéines, notamment en favorisant un profil lipidique plus favorable.

L’objectif n’est pas de rechercher la performance, mais de pratiquer une activité régulière, adaptée à votre condition physique et à vos envies.

En cas d’excès de cholestérol, de facteurs de risque cardiovasculaire, de traitement médicamenteux ou de maladie chronique, il est recommandé de demander conseil à votre médecin avant de modifier de manière importante vos habitudes de vie.

Votre médecin reste votre interlocuteur privilégié pour interpréter vos analyses biologiques, évaluer votre risque cardiovasculaire et vous proposer une prise en charge adaptée si nécessaire.

 

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Florence Cartoux

Naturopathe

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