Confort urinaire chez la femme

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Sommaire

L’inconfort urinaire est un désagrément particulièrement fréquent chez la gent féminine. L’anatomie féminine ou encore les variations hormonales y jouent un rôle essentiel. Il est heureusement possible d’améliorer le confort urinaire de la femme au quotidien grâce à des solutions simples et pratiques. Tous les conseils pour éviter les gênes urinaires chez les femmes et retrouver un meilleur confort urinaire.

C’est quoi l’inconfort urinaire ?

L’inconfort urinaire est souvent dû à  la présence d’un de bactéries dans la vessie (1). Il fait également référence à un désordre qui touche surtout les femmes. Si les troubles urinaires concernent 40 à 50 % des femmes au cours de leur vie, les hommes souffrant de la prostate en sont également affectés. Se traduisant de différentes manières, les problèmes urinaires peuvent se manifester à travers une envie fréquente d’uriner, une incontinence urinaire ou des fuites urinaires.

Quelles sont les causes de l’inconfort urinaire féminin ?

L’inconfort urinaire survient suite à l’accumulation de bactéries appelées Escherichia coli dans la vessie. Les femmes sont souvent plus touchées par ce désordre à cause de leur anatomie qui favorise la prolifération de ces bactéries. À noter que l’urine s’évacue par l’urètre, et l’équilibre du système urinaire peut être perturbé par de nombreux facteurs. Parmi ces derniers figurent le port de vêtements trop serrés, le stress, un manque d’hydratation ou la prise de médicaments. Une hygiène intime inadaptée favorise également ce désagrément typiquement féminin.

En général, les principales causes d’un inconfort urinaire féminin sont :

  • Des bouleversements hormonaux

Les changements hormonaux, en particulier pendant la grossesse et la ménopause, favorisent les inconforts urinaires (2). L’ utérus peut dans certains cas comprimer la vessie. Dans ce cas, les urines stagnent, favorisant le risque d’inconfort urinaire. Après la ménopause, le taux d’œstrogènes baisse, ce qui rend la vessie moins résistante aux infections.

  • Les rapports sexuels

Après un rapport sexuel, les germes présents dans le vagin tendent à remonter et à atteindre facilement l’urètre (3). D’autant plus que les rapports sexuels favorisent la présence de mauvaises bactéries dans l’urètre. C’est pourquoi il est conseillé d’aller uriner après chaque rapport pour repousser ces germes.

Chez les hommes, ces gênes urinaires touchent plus spécifiquement ceux qui ont des problèmes de prostate.

Comment reconnaître une gêne urinaire chez la femme et quand prendre des mesures ?

L’inconfort urinaire féminin se manifeste de différentes manières en fonction des personnes touchées. Il se traduit par de petits signes tels que :

  • Des envies pressantes d’uriner
  • Des urines troubles
  • Des infections urinaires
  • Des mictions difficiles
  •  Fuites urinaires
  • Une pesanteur urinaire
  • Des picotements journaliers ou diurnes

 

Les symptômes d’un inconfort urinaire féminin ne sont pas à prendre à la légère puisqu’ils signalent parfois d’autres maladies. Ainsi, dès que vous ressentez un problème, consultez un professionnel de la santé pour avoir un diagnostic précis.

Quel est le muscle qui retient l’urine ?

Il est important de comprendre le fonctionnement de l’appareil urinaire pour déterminer l’origine de certains problèmes urinaires ou inconforts urinaires. En effet, il contribue au maintien de l’équilibre de l’anatomie humaine en produisant, stockant et en éliminant l’urine.

Une fois produite par les reins, l’urine est transportée dans la vessie par les uretères. La vessie stocke l’urine entre deux mictions. Un muscle puissant appelé détrusor se contracte lors de la mission. Il sert de chasse d’eau pour évacuer l’urine vers l’urètre. Toutefois, le sphincter urétral aide à maintenir l’urine dans la vessie en dehors de la miction. Ce dernier agit à la manière d’un clapet situé à l’entrée de l’urètre. Il assure ainsi la continence de l’appareil urinaire.

Miction difficile, incontinence urinaire ou rétention urinaire : les différents troubles du confort urinaire chez la femme

Les troubles du confort urinaire sont multiples chez la femme et varient selon l’âge. Ils apparaissent sous la forme d’un dysfonctionnement de la miction ou d’une affection. Voici les principaux problèmes urinaires rencontrés par la gent féminine :

  • L’incontinence urinaire à l’effort

L’IUE survient lorsque la personne tousse, rit, éternue ou pratique une activité physique. En s’affaiblissant, les muscles du périnée ont du mal à maintenir fermé le sphincter urétral, ce qui provoque des fuites urinaires incontrôlables.

  • L’incontinence urinaire par impériosité ou urgenterie

En se contractant involontairement, les muscles de la vessie entraînent une envie soudaine et fréquente d’uriner. Il peut être difficile pour l’individu d’atteindre les toilettes sans accident étant donné que le besoin est pressant.

  • La pollakiurie

Ce trouble urinaire se manifeste par une envie récurrente d’uriner avec une miction peu abondante.

  • La rétention urinaire

La personne qui souffre de rétention urinaire est incapable de vider totalement ou partiellement sa vessie.

  • La dysurie

Ce trouble du confort urinaire se reconnaît par un faible jet d’urine.

Comment soulager l’inconfort urinaire féminin ?

Les troubles du confort urinaire affectent 9 femmes sur 10 (4). Avant tout, il convient de déterminer la cause des gênes urinaires pour pouvoir les traiter. Il est essentiel d’adopter quelques bons réflexes pour soulager l’inconfort urinaire. Voici quelques conseils pour améliorer le confort urinaire de la femme et retrouver un bien-être au quotidien :

  • Boire suffisamment d’eau (au moins 1,5 litre par jour) pour éviter la rétention urinaire.
  • Adopter une hygiène rigoureuse à chaque passage aux toilettes.
  • Utiliser des produits au pH neutre sous la douche.
  • Équilibrer l’alimentation en consommant suffisamment de fruits et de légumes chaque jour.
  • Limiter la consommation de produits raffinés et transformés.
  • Pratiquer une activité sportive régulière.
  • Éviter les vêtements trop serrés et en matière synthétique.
  • Porter des sous-vêtements en fibres naturelles.

 

Quelques solutions naturelles peuvent également être adoptées, dont les plantes naturelles et les huiles essentielles. Notez toutefois que ces alternatives ne permettent pas de remplacer les traitements médicaux prescrits par un médecin.

Améliorer le confort urinaire avec la cranberry

Particulièrement prisée en Amérique du Nord, la baie de cranberry renferme des proanthocyanidines de type A2 qui protègeraient contre les infections urinaires. Ces actifs empêcheraient les Escherichia coli de s’installer sur les parois de la vessie et optimiseraient leur élimination par le flux urinaire. Également connu sous le nom de canneberge, ce petit fruit rouge peut être consommé sous forme de jus ou de gélules. À savoir que l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments recommande en 2014 la consommation de cranberry en cas de cystite.

Soulager l’inconfort urinaire des femmes grâce à des plantes naturelles

Il existe des solutions naturelles qui aident à retrouver un meilleur confort urinaire. Plusieurs plantes se révèlent efficaces pour soulager les symptômes de l’inconfort urinaire. Parmi elles figurent la fausse bruyère ou Calluna vulgaris qui est de la même famille que la cranberry. Les sommités fleuries de cette plante auraient un effet positif sur l’élimination hydrique rénale dans le cas de troubles urinaires. La fausse bruyère est souvent associée à la canneberge et est utilisée sous forme de compléments alimentaires.

Une autre plante qui est recommandée pour préserver le confort urinaire est la piloselle. Elle se consomme également sous la forme de compléments alimentaires ou d’infusions.

Utiliser des huiles essentielles disponibles en pharmacie pour le confort urinaire

Les produits à base d’huiles essentielles aident à favoriser le maintien du confort urinaire chez la femme. L’huile essentielle extraite de la cannelle de Ceylan est très prisée dans le domaine urinaire puisqu’elle aide le système urinaire à fonctionner correctement (5).

Extraite des feuilles et des sommités fleuries de sarriette, l’huile essentielle de sarriette est également indiquée en cas d’inconfort urinaire. Elle participe à la préservation des défenses de l’organisme et lutte facilement contre les agressions extérieures.

Femme enceinte ou ménopausée : comment améliorer le confort urinaire ?

Comme précédemment expliqué, les changements d’hormones influent énormément sur le confort urinaire de la femme. Les femmes ménopausées, notamment, sont plus affectées par les risques d’infection urinaire à cause de la chute des œstrogènes (7). En revanche, une sécrétion excessive de progestérone pendant la grossesse fragilise la tonicité des voies urinaires. Ce qui favorise la stagnation des urines et la prolifération des microbes.

Cystite : comment améliorer le confort urinaire chez la femme ?

L’inconfort urinaire féminin peut être lié à d’autres pathologies. La cystite est l’une des infections urinaires les plus fréquentes. Elle se reconnaît par de fréquentes envies d’uriner pour quelques gouttes ou des sensations de brûlure pendant la miction. Cette infection se soigne généralement avec des antibiotiques, mais peut être récidive.

Par ailleurs, les troubles urinaires liés à la ménopause se soulagent de différentes manières :

  • Remuscler le plancher pelvien avec les exercices de Kegel. Ces derniers aident à mieux contrôler la vessie.
  • Réduire la fragilisation des muqueuses en prenant des œstrogènes en application intravaginale.

 

Plusieurs plantes sont particulièrement indiquées pour soulager les symptômes des infections ou des inconforts urinaires. La busserole, entre autres, préserve la santé de la vessie et des voies urinaires (6). Elle optimise les défenses corporelles contre les agents extérieurs.

Prise de médicament ou solutions naturelles : comment soigner les troubles du confort urinaire chez la femme enceinte ?

Les femmes enceintes sont particulièrement touchées par les problèmes urinaires, dont la cystite. En effet, la rupture de la flore vaginale causée par les bouleversements hormonaux entraîne le développement de nombreux germes. La prise en charge de la cystite pendant la grossesse consiste essentiellement à prendre un traitement antibiotique par voie orale.

Il existe toutefois des alternatives naturelles qui aideraient à soulager les symptômes d’une infection urinaire durant la grossesse.  En cas d’infections urinaires à répétition, la personne peut prendre deux gélules de cranberry après chaque rapport sexuel.

Conclusion

Le confort urinaire de la femme peut être perturbé par de nombreux facteurs tels que l’âge, la grossesse ou le stress. L’anatomie féminine y joue également un rôle important et adopter quelques réflexes simples au quotidien est un bon moyen de lutter contre ces troubles urinaires. En plus d’une bonne hygiène de vie, certaines plantes telles que la canneberge et la piloselle aident à atténuer les symptômes de ces inconforts urinaires. De nombreux laboratoires renommés en proposent sous forme de compléments alimentaires.

« Les informations fournies dans cet article sont destinées à informer et à promouvoir la compréhension et la connaissance générale des bienfaits potentiels des plantes citées. Elles ne sont en aucun cas destinées à se substituer aux conseils d’un professionnel de santé, au diagnostic ou au traitement médical. Il est toujours recommandé de consulter un professionnel de santé avant de commencer toute nouvelle routine de supplémentation, en particulier si vous avez des conditions médicales préexistantes ou si vous prenez d’autres médicaments. »

Références

1. Foxman, B. (2010). The epidemiology of urinary tract infection. Nature Reviews Urology, 7(12), 653-660.

2. Hersh, L., & Stefanick, M. L. (2016). Somatic Changes With Menopause and Aging. In Menopause (pp. 19-47). Academic Press.

3. Hooton, T. M., & Gupta, K. (2019). Urinary tract infections and asymptomatic bacteriuria in pregnancy. UpToDate.

4. Stewart, W. F., Van Rooyen, J. B., Cundiff, G. W., Abrams, P., Herzog, A. R., Corey, R., … & Hunt, T. L. (2003). Prevalence and burden of overactive bladder in the United States. World Journal of Urology, 20(6), 327-336.

5. Kumar, P., & Clark, M. (2012). Clinical Medicine. Elsevier Health Sciences.

6. Jepson, R. G., Williams, G., & Craig, J. C. (2012). Cranberry products and urinary tract infections: A systematic review and meta‐analysis of randomized controlled trials. The Journal of Urology, 189(2), 605-612.

7. Raz, R. (2011). Urinary tract infection in postmenopausal women. Korean journal of urology, 52(12), 801-808.

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