Mémoire
Zoom sur les meilleures plantes pour booster la mémoire
Valérie Delenne
02/07/2026
Introduction
Jeunes et adultes peuvent rencontrer des difficultés de concentration ou de mémoire. Entre manque d’attention, fatigue intellectuelle et oublis passagers, ces désagréments peuvent devenir gênants au quotidien. Certaines plantes sont traditionnellement utilisées pour soutenir les performances intellectuelles et favoriser l’équilibre général. Longtemps présentes dans les pratiques traditionnelles, elles sont aujourd’hui de plus en plus appréciées pour accompagner la mémoire. Toutefois, ces végétaux ne se substituent pas à un traitement ni à un diagnostic médical. En cas de problème de santé ou de troubles persistants, consultez un professionnel (1).
Qu’est-ce qui favorise la mémoire ?
Les difficultés de mémoire ne touchent pas uniquement les personnes âgées, mais peuvent concerner des individus de tout âge. Elles peuvent se manifester de différentes manières, comme des oublis ponctuels ou une baisse de concentration. La nutrition joue un rôle essentiel dans le maintien du bon fonctionnement du cerveau et de ses différentes fonctions (2).
A. Comment définir la mémoire ?
Il convient de comprendre le fonctionnement du cerveau pour adopter de bonnes habitudes en faveur de la mémoire. En effet, il existe différents types de mémoire :
La mémoire de travail ou mémoire à court terme
C’est grâce à cette mémoire que l’être humain est capable de conserver temporairement des informations, pendant quelques secondes ou quelques minutes. Elle permet, par exemple, de retenir un numéro de téléphone que la personne vient de lire. La mémoire à court terme constitue ainsi une première étape avant l’enregistrement éventuel d’une information sur une période plus longue.
La mémoire à long terme
Cette mémoire permet de conserver des informations pendant une longue période, parfois durant toute la vie.
Le processus de mémorisation
La mémorisation désigne le fait d’enregistrer et de conserver une information. Son efficacité varie notamment en fonction de l’attention qui lui est accordée. Plus le cerveau se concentre sur une information et la sollicite régulièrement, plus celle-ci peut être facilement retenue. Ce processus fait intervenir les connexions entre les neurones et différentes zones du cerveau. Travailler sa concentration peut donc contribuer à soutenir la mémoire.
B. Quoi prendre pour la mémoire ?
Une bonne hygiène de vie, associée à une alimentation saine et équilibrée, est importante pour soutenir la mémorisation et la concentration. De nombreux nutriments et familles d’aliments participent au fonctionnement normal des facultés intellectuelles. Ils peuvent également aider à préserver ces fonctions au fil du temps ou lors de périodes de fatigue.
Les aliments qui renferment des vitamines du groupe B, notamment, contribuent au fonctionnement normal du système nerveux et des fonctions psychologiques. Le magnésium et les omégas 3 participent également au bon fonctionnement général de l’organisme et du cerveau.
Quelles solutions naturelles choisir pour accompagner la mémoire ?
Les végétaux présentent différents intérêts nutritionnels et sont traditionnellement utilisés pour favoriser le bien-être (3). Comme dans le cadre de la fatigue ou de la digestion, certaines plantes sont appréciées pour accompagner la mémoire et la concentration. Leurs effets peuvent toutefois varier selon les personnes, les extraits utilisés et les dosages.
A. Quelles plantes pour soutenir le cerveau et la concentration ?
Manque d’attention ou oublis ponctuels : des difficultés de concentration peuvent se manifester au cours de périodes intenses, comme les examens ou les réunions successives. Certaines plantes à l’action tonique ou stimulante sont traditionnellement utilisées pour accompagner l’organisme durant ces périodes (4).
1. Le ginseng, une plante stimulante par excellence
2. Le ginkgo biloba, une plante phare pour la mémoire et la concentration
Cette plante très ancienne est appréciée dans la tradition chinoise pour ses différents usages. Le ginkgo biloba doit notamment son intérêt à ses feuilles, qui contiennent des flavonoïdes, des substances aux propriétés antioxydantes. Elles renferment également des ginkgolides et des bilobalides, qui font l’objet de recherches pour leurs effets sur la circulation.
Le ginkgo biloba est ainsi traditionnellement utilisé pour accompagner la concentration et les performances intellectuelles. Certains extraits normalisés de feuilles ont été étudiés dans le cadre des difficultés de mémoire, notamment chez les personnes âgées.
Le ginkgo biloba peut toutefois interagir avec certains médicaments, en particulier ceux qui agissent sur la coagulation du sang. Il est donc important de demander conseil à un professionnel de santé avant de l’utiliser.
B. Quelles plantes choisir pour accompagner et améliorer la mémoire ?
Plusieurs plantes sont traditionnellement appréciées pour soutenir la mémoire. Elles peuvent être intégrées à une bonne hygiène de vie, en respectant les précautions d’emploi propres à chacune.
1. Le bacopa, une plante aide-mémoire
Le bacopa, ou Bacopa monnieri, est une plante particulièrement appréciée dans la tradition ayurvédique. Il y est notamment utilisé pour accompagner les fonctions mentales et la concentration.
Certaines recherches se sont intéressées à ses effets sur la mémoire. Une étude menée auprès de personnes âgées a, par exemple, comparé la prise quotidienne d’un extrait de bacopa à celle d’un placebo pendant plusieurs semaines. Des différences ont été observées dans certains tests de mémoire, mais des recherches complémentaires restent nécessaires pour préciser ces résultats.
Le bacopa est ainsi utilisé pour soutenir les capacités intellectuelles et la mémoire, notamment lors de périodes d’apprentissage. Chez les enfants, les adolescents, les femmes enceintes ou allaitantes, son utilisation nécessite toutefois l’avis préalable d’un professionnel de santé.
2. La sauge, une plante efficace pour la mémoire
Longtemps employée pour le confort digestif, la sauge est également étudiée pour son influence possible sur la mémoire et la concentration. Certaines recherches réalisées auprès de participants en bonne santé ont observé des résultats intéressants sur plusieurs tâches cognitives après la prise d’extraits de sauge.
Ces résultats suggèrent que la sauge pourrait accompagner certaines fonctions liées à la mémorisation. Ils ne permettent toutefois pas d’affirmer qu’elle prévient ou traite les troubles cognitifs liés à l’âge.
Les composés de la sauge font également l’objet de recherches pour leur interaction avec la cholinestérase, une enzyme impliquée dans la régulation de l’acétylcholine. Ce neurotransmetteur participe notamment aux mécanismes de la mémoire.
La sauge existe sous différentes formes, comme les extraits ou les capsules de feuilles séchées. L’huile essentielle de sauge est très concentrée et comporte des contre-indications importantes. Elle ne doit pas être utilisée sans l’accompagnement d’un professionnel compétent.
3. Le thé vert, une autre plante contre la perte de mémoire
Le thé vert pourrait contribuer à soutenir l’attention et la mémoire de travail grâce à plusieurs de ses composants. Il contient notamment des catéchines, des antioxydants appartenant à la famille des flavonoïdes.
Le thé vert renferme également de la caféine, appelée théine, qui exerce un effet stimulant et peut favoriser temporairement la vigilance et la concentration. Associée aux autres composés du thé, elle est libérée de manière plus progressive que celle du café.
S’ajoute à cela la L-théanine, un acide aminé naturellement présent dans les feuilles de thé. Elle est notamment étudiée pour son influence sur la relaxation et l’attention. Le thé vert reste toutefois une source de caféine : sa consommation doit être adaptée chez les personnes sensibles, les femmes enceintes ou allaitantes et les personnes souffrant de certains troubles du sommeil ou du rythme cardiaque.
4. Le lycopode, une plante traditionnellement utilisée pour la mémoire
Le lycopode désigne un groupe de plantes traditionnellement utilisées en phytothérapie. Certaines substances issues de plantes apparentées, comme l’huperzine A, font l’objet de recherches pour leur influence sur les mécanismes impliqués dans la mémoire.
L’huperzine A agit notamment sur la fonction cholinergique, qui intervient dans la transmission de certains messages nerveux. Toutefois, cette substance est puissante et ne doit pas être considérée comme un complément courant ou anodin.
L’utilisation de produits à base de lycopode ou d’huperzine A nécessite donc une grande prudence. Des effets indésirables et des interactions avec des médicaments sont possibles. Il est indispensable de demander l’avis d’un professionnel de santé avant d’envisager leur consommation.
Plantes et mémoire : quels autres aliments privilégier ?
Comme précédemment expliqué, la nutrition joue un rôle important dans le fonctionnement du cerveau et le maintien de ses différentes fonctions. Une alimentation variée peut notamment apporter des glucides, des omégas 3, des protéines, des vitamines et des minéraux utiles à l’organisme.
A. Quels aliments consommer pour améliorer la mémoire ?
Les aliments riches en nutriments contribuent au fonctionnement normal du cerveau. Une alimentation équilibrée doit notamment apporter des omégas 3, des vitamines, des minéraux et des protéines de qualité. En complément des fruits et légumes, les sources de matières grasses insaturées peuvent être privilégiées :
- Thon ;
- Saumon ;
- Sardines ;
- Huile de lin ;
- Huile d’olive ;
- Avocat…
Les aliments contenant des vitamines du groupe B peuvent également être intégrés à une alimentation variée : abats de volaille, dinde, épinards, fruits de mer, œufs…
B. Quels aliments limiter pour préserver la mémoire ?
Une alimentation très riche en calories, en sucres raffinés, en sel ou en graisses saturées peut nuire à l’équilibre général lorsqu’elle est consommée régulièrement. Il est donc préférable de limiter les produits très gras, frits ou fortement transformés, parmi lesquels :
- La charcuterie ;
- Les viandes grasses ;
- La peau des volailles ;
- Les produits riches en huile de palme ou de coco ;
- Les sauces grasses et les fritures…
Ces aliments ne sont pas nécessairement à supprimer totalement, mais à consommer avec modération dans le cadre d’une alimentation équilibrée.
Conclusion
En conclusion, certaines plantes peuvent être utilisées pour accompagner naturellement la concentration, la vigilance et les fonctions intellectuelles. Leurs principes actifs font l’objet de recherches, mais leurs effets varient selon les personnes et ne permettent pas de traiter à eux seuls un trouble de la mémoire ou de la concentration.
Une alimentation saine et équilibrée, un sommeil suffisant, une activité physique régulière et une bonne gestion du stress participent également au maintien des fonctions cognitives.
Lorsque les oublis deviennent fréquents, s’aggravent, apparaissent brutalement ou perturbent le quotidien, il est recommandé de consulter un professionnel de santé afin d’en rechercher la cause. Les plantes et compléments alimentaires peuvent par ailleurs présenter des contre-indications ou interagir avec certains traitements.
« Les informations fournies dans cet article sont destinées à informer et à promouvoir la compréhension et la connaissance générale des plantes utilisées pour accompagner la mémoire. Elles ne sont en aucun cas destinées à se substituer aux conseils d’un professionnel de santé, à un diagnostic ou à un traitement médical. »
Références
1. “Plants as Natural Medicines for Insomnia” par Dhrubajyoti Talukdar et al., publié dans Sleep Science.
2. “Nutritional Modulation of Cognitive Function and Mental Health” par Caroline M. Phillips, publié dans The Journal of Nutritional Biochemistry.
3. “Herbal Medicine for Memory Enhancement: A Systematic Review of Randomized Controlled Trials” par Han-Gon Choi et al., publié dans Journal of Alzheimer’s Disease.
4. “Ginseng as a Potential Neuroprotective Agent: A Review” par Youngmin Bu et al., publié dans Journal of Ginseng Research.
Valérie Delenne
Naturopathe
Valérie Delenne, certifiée praticien de santé naturopathe en 2009 auprès de la FENA*, et membre de l’OMNES*, elle suit un cursus en 2011...