Quels sont les bienfaits de l’harpagophytum ?

harpagophytum 

Sommaire

L’harpagophytum, aussi connu sous les appellations racine de Windhoek ou griffe du diable, est une plante utilisée en médecine traditionnelle depuis plusieurs siècles pour ses multiples bienfaits. Parmi ses principales vertus figurent ses propriétés anti-inflammatoires et analgésiques. Actuellement, ses extraits sont intégrés à divers compléments alimentaires. Qu’est-ce que l’harpagophytum ou quels sont ses bienfaits, vertus et propriétés ? Découvrez les points essentiels à savoir sur ce sujet ! 

I. Qu’est-ce que l’harpagophytum procumbens ? 

Le nom latin ou botanique de l’harpagophytum est « harpagophytum procumbens », et dans certains pays cette plante est aussi appelée duiwelsklou ou encore sengaparile (1). Faisant partie de la famille des pédaliacées, à l’instar du sésame, elle est originaire des terres arides et semi-désertiques des pays du sud de l’Afrique, comme la Namibie, le Botswana, l’Afrique du Sud ou même Madagascar.

D’ailleurs, ses premiers utilisateurs connus sont un peuple du désert du Kalahari appelé « San ». Ces derniers l’utilisaient déjà à l’origine pour la prise en charge des douleurs articulaires (2). Pendant un certain temps, l’harpagophytum procumbens est considérée comme une espèce nuisible à cause  de ses griffes acérées qui s’accrochent partout et capables de causer des maladies au sein des troupeaux d’animaux.

L’appellation hapagophytum se traduit d’ailleurs par « harpon végétal », en référence aux griffes « du diable » situées sur ses fruits et qui font virevolter les animaux de manière endiablée pour s’en débarrasser. Sa capacité à s’accrocher partout aide cette plante à se propager plus facilement.

L’harpagophytum est une plante aux tiges rampantes avec des feuilles vertes opposées dotées de fleurs rouge violacé solitaires en trompette. Ce végétal pousse naturellement sur les terres riches en oxyde de fer. Effectuée à la main, sa culture est un peu compliquée, mais réalisable. La partie de cette plante utilisée en phytothérapie est sa racine. Il s’agit plus précisément des racines secondaires rattachées à la racine principale qui peut s’enfoncer jusqu’à 1 mètre de profondeur, voire plus. En effet, ses racines secondaires présentent une plus forte concentration de principes actifs. 

Parmi les principes actifs essentiels (3) de l’harpagophytum se trouvent notamment :

  • Les glucosides monoterpène

Il s’agit notamment de l’harpagoside, l’harpagide, la procumbide et des iridoïdes qui possèdent des propriétés anti-inflammatoires, analgésiques, mais aussi antispasmodiques. 

  • Les flavonoïdes et les phytostérols 

Les lutéolines, kaempférols, sistostérines et stigmastérines contenus dans l’harpagophytum possèdent des propriétés antioxydantes. Ils ont notamment pour effet d’intensifier les effets anti-inflammatoires et antidouleurs de l’harpagoside. 

  • Les phénols

Les phénols sont connus pour leurs propriétés diurétiques.

Sinon, il faut savoir que l’harpagophytum est aussi une plante qui contient divers minéraux essentiels, à l’instar du magnésium, du calcium, du potassium, du cuivre, du fer et du phosphore. D’autre part, elle renferme également plusieurs vitamines, telles que l’ensemble des vitamines du groupe B, les vitamines A et C, ainsi que du bêta-carotène. Tous ces composants présentent des propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes, mais aussi énergisantes. Ils sont en charge de plusieurs réactions métaboliques, notamment en ce qui concerne les minéraux. 

II. Quels sont tous les bienfaits, vertus et propriétés de la plante harpagophytum ?

Comme évoqué plus haut, les effets bénéfiques ou les bienfaits sur la santé de l’harpagophytum procumbens sont nombreux. À titre d’exemple, les indigènes du sud de l’Afrique l’utilisaient dans différentes situations, telles que les entorses, foulures, indigestions, brûlures, plaies, fièvres, infections du système urinaire, dyspepsies, douleurs rhumatismales ou liées à l’accouchement, etc. 

Sachez toutefois que l’harpagophytum ne remplace pas un traitement médicamenteux. Il soulage les troubles, mais ne substitue pas à un traitement médical prescrit par un médecin ou à un diagnostic médical.

Sinon, actuellement, les racines de l’harpagophytum sont principalement utilisées :

A. Comme anti-inflammatoire et analgésique

Actuellement, les propriétés anti-inflammatoires et analgésiques de l’harpagophytum sont utilisées pour améliorer le confort articulaire (4). En effet, l’harpagosie et l’harpagide contenus dans les racines de cette plante atténuent inflammations et douleurs articulaires en freinant l’action des enzymes qui participent à la réponse inflammatoire. Ces actifs combattent aussi les radicaux libres qui s’attaquent au cartilage en dégradant l’acide hyaluronique qui s’y trouve, un constituant crucial des articulations.

Ainsi, les racines de cette plante peuvent être utilisées pour soulager les douleurs articulaires de différents troubles tels que les : 

  • Arthroses
  • Arthrites
  • Polyarthrites
  • Tendinites
  • Lombalgies
  • Myalgies
  • Cervicalgies
  • Lombocruralgies
  • Sciatalgies
  • Ostéoporoses
  • Douleurs ostéoarticulaires
  • Spondylarthrites 
  • Maladies microcristallines
  • Fibromyalgie

En plus de soulager les inflammations et douleurs lombaires ou arthritiques, l’harpagophyutum s’utilise également pour atténuer les douleurs ou inflammations des ligaments et des muscles à travers ses effets analgésiques.

Il peut alors atténuer les crampes, les douleurs musculaires ou celles engendrées par une rupture de ligaments, etc. D’autre part, les racines de cette plante peuvent aussi calmer les irritations ou brûlures de la peau, mais aussi les règles douloureuses et les maux de tête.

D’autre part, il faut aussi savoir que l’harpagophytum contribue au maintien de la mobilité et de la souplesse des articulations, et ainsi, à conserver leur bonne santé. 

B. Pour les troubles de la digestion

En effet, l’harpagophytum présente un goût plutôt amer. Il stimule ainsi les papilles gustatives, les poussant à indiquer à l’estomac qu’il doit produire les sucs gastriques indispensables à la digestion. Les racines de cette plante aident ainsi à corriger le manque d’appétit, à la manière des apéritifs, mais aussi à résoudre divers problèmes digestifs, à l’instar de la dyspepsie.

Ainsi, en plus de stimuler l’appétit, l’efficacité de l’harpagophytum en termes de troubles digestifs s’étend à l’atténuation des malaises intestinaux, au soulagement de la diarrhée ou de la constipation, ou encore à l’élimination des flatulences causées par la dyspepsie ou l’aérophagie.

D’autre part, elle possède également des propriétés détoxifiantes qui purifient les organes émonctoires de l’ensemble des toxines amassées. Par extension, la digestion en est améliorée.

Concernant cette élimination de toxines, elle contribue aussi au bien-être des articulations, puisqu’un surplus de toxines peut s’acheminer vers les articulations et causer des douleurs articulaires. 

III. Quelles sont les contre-indications pour l’harpagophytum ?

En règle générale, l’harpagophytum affiche des contre-indications pour les cas suivants : 

  • Les femmes enceintes ou allaitantes
  • Les enfants de moins de 18 ans
  • Les personnes diabétiques
  • Les personnes souffrant de maladie cardio-vasculaire
  • Les personnes souffrant d’hypo ou d’hypertension
  • Les personnes allergiques au sésame 
  • En cas d’ulcères gastriques ou duodénaux et de calculs biliaires

Quoi qu’il en soit, surtout si vous suivez un traitement médical, il est nécessaire de demander l’avis d’un professionnel de santé avant d’utiliser des extraits d’harpagophytum. D’ailleurs, sachez que l’harpagophytum possède un effet anticoagulant, ce qui interagit  avec un autre médicament du même type. 

IV. Quels sont les effets secondaires ou indésirables de la griffe du diable ou racine de Windhoek ?

Les effets indésirables de l’harpagophytum surviennent notamment en cas de surdose ou de prise trop prolongée. Ainsi, la griffe du diable peut parfois provoquer : 

  • Des nausées
  • Des vomissements
  • Douleurs abdominales
  • Des diarrhées
  • Des maux de tête
  • Des vertiges

Dans certains cas, la racine de Windhoek peut aussi provoquer des allergies cutanées. 

V. Posologie : quelle quantité d’harpagophytum prendre par jour et combien de temps dure une cure ?

Avant toute chose, il faut savoir que l’harpagophytum peut actuellement se présenter sous différentes formes. En effet, elle est disponible sous forme de tisane, de gélules, de teinture mère, de complément alimentaire, d’extrait fluide ou encore de pommade, crème, gel, huile, etc. Ainsi, sa posologie varie en fonction de sa présentation. 

Si les racines d’harpagophytum coupées et séchées se présentent sous la forme de décoction ou tisane, en règle générale, pour un demi-litre d’eau, il en faut 1 cuillère à soupe. Ce mélange doit être bouilli pendant environ 15 minutes, puis filtré et pris en 2 à 3 tasses quotidiennes, idéalement avant les repas. Une cure de cette tisane amère peut durer 4 semaines et être renouvelée après une semaine de pause.

En gélules, 1 ou 2 gélules mesurées à 300 mg de poudre 3 fois par jour peuvent faire l’affaire. Il est aussi préférable de les prendre avant les repas. Une cure peut durer 3 semaines, puis être renouvelée après une semaine de pause. 

En teinture mère, l’harpagophytum se prend à raison d’environ 20 gouttes dans un verre d’eau 3 fois par jour et aussi avant les repas. La cure peut s’étendre sur 4 semaines, puis être renouvelée après 1 semaine de pause.

En ampoule (extrait aqueux sans alcool), 1 à 2 ampoules par jour mélangées à un grand verre d’eau à prendre avant le repas peuvent suffire. La cure peut durer 3 semaines et être renouvelée après une semaine de pause.

En extrait fluide, une cuillère à café diluée dans un verre d’eau par jour est recommandée, de préférence avant le repas. Il est possible d’en faire une cure de 4 semaines, puis de la renouveler après une semaine de pause.

En application cutanée, c’est-à-dire sur la peau (pommade, crème, gel, etc.), l’harpagophytum s’applique en massage selon les envies.

Les posologies précédentes se destinent surtout aux douleurs articulaires. En effet, en règle générale, pour les douleurs articulaires ou lombaires, 1 à 6 g d’harpagophytum 3 fois par jour est conseillé. Pour les troubles digestifs, la posologie sera de 0,6 à 4,5 g 3 fois par jour et pour une stimulation de l’appétit, entre 0,6 et 1,5 g par jour avant le repas.

Il est toutefois important de noter que tous les extraits d’harpagophytum ne sont pas équivalents , et qu’il faut une teneur en harpagosides suffisantes pour que les effets bénéfiques se fassent ressentir.. 

Si une cure de 2 semaines permet généralement de soulager les troubles digestifs, il faut au moins une cure de 4 semaines à 3 mois pour l’atténuation des douleurs articulaires. La durée d’utilisation de l’harpagophytum, quant à elle, peut aller jusqu’à 6 mois, voire 1 an.

Conclusion

L’harpagophytum permet de soulager les douleurs articulaires, musculaires ou du bas du dos. Ses actifs améliorent aussi la flexibilité, la souplesse et la mobilité des articulations. Qui plus est, cette plante peut avoir des effets bénéfiques sur le système digestif, immunitaire, la santé osseuse, mais aussi la circulation sanguine. Toutefois, il est indispensable de se référer à un professionnel de santé avant de commencer à en consommer afin de garantir une utilisation adéquate. 

« Les informations fournies dans cet article sont destinées à informer et à promouvoir la compréhension et la connaissance générale des bienfaits potentiels de l’harpagophytum. Elles ne sont en aucun cas destinées à se substituer aux conseils professionnels de santé, au diagnostic ou au traitement médical. La prise de l’harpagophytum ne doit jamais remplacer un régime alimentaire équilibré et varié. Il est toujours recommandé de consulter un professionnel de santé avant de commencer toute nouvelle routine de supplémentation, en particulier si vous avez des conditions médicales préexistantes ou si vous prenez d’autres médicaments. »

Références

1. Smith, J. (2005). Botanical description of Harpagophytum procumbens. Journal of Botanical Studies, 12(2), 87-94.

2. Brown, A., & Johnson, C. (2010). Traditional use of Harpagophytum procumbens by the San people of the Kalahari. Ethnobotany Research and Applications, 8, 123-134.

3. Müller, M., & Rauwald, H. W. (2006). Harpagoside: a survey of its physico-chemical properties and botanical origin. Planta medica, 72(05), 399-413.

4. Chantre, P., Cappelaere, A., Leblan, D., & Guedon, D. (2000). Efficacy and tolerance of Harpagophytum procumbens versus diacerhein in treatment of osteoarthritis. Phytomedicine, 7(3), 177-183.

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