Articulation
Arthrose : quels sont les aliments mauvais pour les articulations ?
Valérie Delenne
09/07/2026
Introduction
L’arthrose est une maladie dégénérative qui se traduit par une usure progressive du cartilage. Elle peut être à l’origine de douleurs, de raideurs articulaires et d’une diminution de la mobilité au quotidien. Elle touche principalement les personnes âgées, même si certains facteurs peuvent favoriser son apparition plus précocement. Au début, les signes apparaissent surtout dans la journée et après un effort. Lorsque la maladie évolue, ils peuvent également être ressentis au repos. À ce jour, il n’existe pas de traitement permettant de guérir définitivement l’arthrose. En revanche, certaines mesures d’hygiène de vie, notamment une alimentation équilibrée et une activité physique adaptée, peuvent contribuer au confort articulaire et accompagner la prise en charge globale de cette pathologie. Cet article propose un dossier éducatif sur l’alimentation contre l’arthrose, en s’appuyant sur les connaissances scientifiques actuellement disponibles. L’arthrose est une maladie dégénérative qui se traduit par une usure progressive du cartilage. Elle peut être à l’origine de douleurs, de raideurs articulaires et d’une diminution de la mobilité au quotidien. Elle touche principalement les personnes âgées, même si certains facteurs peuvent favoriser son apparition plus précocement. Au début, les signes apparaissent surtout dans la journée et après un effort. Lorsque la maladie évolue, ils peuvent également être ressentis au repos. À ce jour, il n’existe pas de traitement permettant de guérir définitivement l’arthrose. En revanche, certaines mesures d’hygiène de vie, notamment une alimentation équilibrée et une activité physique adaptée, peuvent contribuer au confort articulaire et accompagner la prise en charge globale de cette pathologie. Cet article propose un dossier éducatif sur l’alimentation contre l’arthrose, en s’appuyant sur les connaissances scientifiques actuellement disponibles.
Régime : quels sont les 5 pires aliments contre l’arthrose ?
L’alimentation ne suffit pas à elle seule à prévenir ou traiter cette maladie. Toutefois, certains aliments, consommés de manière excessive, sont associés à un terrain inflammatoire pouvant influencer le confort articulaire. Dans le cadre d’une alimentation pour l’arthrose, il peut donc être intéressant de limiter leur consommation.
A. Douleurs articulaires et alimentation : quel est le principal ennemi de l’arthrose ?
Le sucre est souvent cité parmi les aliments à limiter chez les personnes souffrant d’arthrose. Il est composé majoritairement de saccharose (glucose et fructose), deux sucres dont une consommation excessive favorise notamment le stockage des graisses au niveau du foie (1).
À long terme, un apport élevé en sucres peut favoriser le surpoids et la stéatose hépatique. Or, un excès de poids augmente les contraintes mécaniques exercées sur les articulations, ce qui peut participer à l’inconfort articulaire chez certaines personnes. Dans une démarche nutritionnelle contre l’arthrose, il est donc généralement conseillé de modérer les aliments très riches en sucres ajoutés.
B. Quels sont les autres aliments à éviter en cas d’arthrose ?
En complément du sucre, d’autres aliments méritent une consommation raisonnée dans le cadre d’une alimentation pour les douleurs articulaires.
1. La viande rouge et les charcuteries
La viande rouge et certaines charcuteries sont des aliments riches en protéines et, selon les produits, en graisses saturées et en sel (2). Consommées fréquemment et en grande quantité, elles sont parfois associées à une alimentation moins favorable à l’équilibre inflammatoire.
Dans une alimentation contre l’arthrose, il est généralement recommandé de privilégier une consommation modérée de ces aliments au profit de sources de protéines plus variées.
2. Les huiles trop riches en oméga 6
Les huiles végétales riches en oméga 6, comme l’huile de tournesol, de maïs ou de soja, peuvent être consommées dans le cadre d’une alimentation équilibrée. Toutefois, lorsqu’elles sont présentes en excès par rapport aux oméga 3, cet équilibre nutritionnel peut être moins favorable (3).
Pour une alimentation pour l’arthrose, il est donc préférable de rechercher un meilleur équilibre entre les différents acides gras plutôt que d’exclure totalement ces huiles. Concernant les margarines très transformées, une consommation occasionnelle est généralement recommandée.
3. Les aliments frits
Les aliments frits apportent souvent une quantité importante de graisses saturées et sont généralement plus caloriques. Une consommation régulière peut favoriser la prise de poids, un facteur reconnu comme aggravant de l’arthrose.
Dans une stratégie nutritionnelle contre les douleurs articulaires, leur consommation peut donc être limitée au profit de modes de cuisson plus doux.
4. L’alcool
Une consommation régulière et excessive d’alcool est associée à différents effets délétères sur la santé. Certaines études suggèrent également un lien avec des troubles articulaires ou une augmentation de l’acide urique selon les situations (4).
Dans le cadre d’une alimentation pour l’arthrose, il est généralement conseillé de limiter les boissons alcoolisées, dans le respect des recommandations de santé publique.
Le pain blanc et les céréales raffinées peuvent également être consommés avec modération. Pris en excès, ils favorisent un apport élevé en glucides à index glycémique important, susceptible de contribuer au surpoids chez certaines personnes.
C. Est-ce que la banane fait partie de la liste des aliments mauvais pour l’arthrose ?
La banane peut tout à fait trouver sa place dans une alimentation équilibrée. Elle apporte notamment du potassium, un minéral impliqué dans de nombreuses fonctions physiologiques.
Certaines personnes l’intègrent dans une alimentation pour l’arthrose en raison de sa richesse nutritionnelle. Néanmoins, elle contient également des sucres naturels. Comme pour la plupart des fruits, il est donc préférable de la consommer dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée plutôt que de la considérer comme un aliment à privilégier ou à éviter systématiquement.
En cas de douleurs articulaires persistantes, d’aggravation des symptômes ou de limitation importante des mouvements, il reste recommandé de consulter un professionnel de santé afin d’obtenir un diagnostic et une prise en charge adaptés.
Alimentation anti-inflammatoire : comment accompagner le confort articulaire en cas d’arthrose ?
Une alimentation équilibrée met l’accent sur des aliments naturellement riches en nutriments, notamment en antioxydants et en acides gras de qualité. Si elle ne permet pas de traiter l’arthrose, elle peut participer au maintien du confort articulaire et s’inscrire dans une démarche globale contre l’arthrose, en complément d’une bonne hygiène de vie.
A. Quel est le meilleur fruit pour l’arthrose ?
Il n’existe pas de « meilleur » fruit pour l’arthrose à proprement parler. En revanche, les fruits rouges sont particulièrement riches en composés antioxydants, étudiés pour leur rôle dans la protection des cellules contre le stress oxydatif (5).
La cerise est souvent mise en avant en raison de sa teneur en anthocyanes, des pigments naturels faisant l’objet de nombreuses recherches. Elle contient également de la quercétine, un flavonoïde impliqué dans les mécanismes de défense antioxydante de l’organisme.
Les fraises, les framboises, les myrtilles ou encore les baies peuvent également être intégrées dans une alimentation contre les douleurs articulaires, dans le cadre d’une consommation variée de fruits et légumes.
B. Autres aliments recommandés
Pour préserver un bon équilibre alimentaire, il est également conseillé de consommer quotidiennement des légumes.
Les personnes souffrant d’arthrose peuvent notamment privilégier les légumes verts et colorés comme les épinards, les carottes ou les aubergines, ainsi que les fruits à coque et les fruits secs (noisettes, abricots secs, raisins secs, myrtilles…).
Les graines de lin, de chia, de courge ou de chanvre représentent également des sources intéressantes de nutriments et contribuent à un meilleur équilibre entre les oméga 3 et les oméga 6.
Ces aliments peuvent être intégrés dans une alimentation pour les articulations, sans se substituer aux recommandations délivrées par un professionnel de santé.
C. Est-ce que le chocolat est bon pour les articulations ?
La question revient régulièrement.
Le cacao est naturellement riche en polyphénols, notamment en flavonoïdes, dont les propriétés antioxydantes sont largement étudiées (6). Toutefois, les données scientifiques ne permettent pas aujourd’hui de conclure à un bénéfice spécifique du chocolat contre l’arthrose.
Par ailleurs, selon sa composition, le chocolat peut être riche en sucres et en graisses. Certaines publications évoquent également la présence de purines dans certains produits, sans qu’un lien direct avec l’arthrose soit clairement établi.
Dans ces conditions, il est préférable de consommer le chocolat avec modération, dans le cadre d’une alimentation équilibrée.
D. Arthrose et produits laitiers : amis ou ennemis ?
Les données scientifiques concernant les produits laitiers pour l’arthrose restent contrastées.
Certaines études, notamment celles relayées par l’American College of Rheumatology, suggèrent qu’une consommation modérée de lait pourrait être associée à un ralentissement de la progression de l’arthrose du genou chez certaines femmes. Cette observation pourrait notamment s’expliquer par la présence de calcium, indispensable au maintien du capital osseux.
Les produits laitiers apportent également de la vitamine D (selon les produits), des protéines et différents nutriments participant au fonctionnement normal de l’organisme.
En revanche, les résultats restent hétérogènes selon les études et ne permettent pas de conclure à un effet protecteur systématique. Une consommation modérée, adaptée aux besoins de chacun, demeure donc préférable.
Est-ce que la vitamine D est bénéfique pour les articulations ?
La vitamine D fait régulièrement l’objet de recherches pour l’arthrose.
Certaines études ont observé qu’une carence en vitamine D pourrait être associée à un risque accru de développer certaines formes d’arthrose, notamment au niveau de la hanche chez certains hommes. Toutefois, les résultats disponibles ne permettent pas d’affirmer qu’une supplémentation prévient systématiquement l’apparition ou l’évolution de cette pathologie.
La vitamine D joue néanmoins un rôle reconnu dans le maintien d’une ossature normale et dans le métabolisme osseux. En cas de déficit confirmé, une supplémentation peut être proposée par un professionnel de santé.
Pour couvrir les besoins quotidiens, il est conseillé de consommer régulièrement des poissons gras comme le saumon, le hareng ou les sardines, ainsi que certains champignons (girolles, cèpes, morilles). L’exposition raisonnable au soleil contribue également à la synthèse naturelle de cette vitamine.
Avant toute supplémentation contre l’arthrose ou pour toute autre raison, il est recommandé de demander l’avis d’un professionnel de santé, notamment en cas de pathologie chronique ou de traitement en cours.
Quelle est la place des épices dans un régime contre l’arthrose ?
Les épices apportent de la saveur aux repas et peuvent s’intégrer facilement dans une alimentation équilibrée.
Certaines d’entre elles font également l’objet de recherches en raison de leurs composés bioactifs. Toutefois, elles ne remplacent ni un traitement médical, ni une alimentation variée, ni les autres mesures d’hygiène de vie recommandées pour l’arthrose.
A. Le curcuma
B. Le gingembre
Le gingembre renferme notamment du gingérol, un composé bioactif également étudié pour son intérêt potentiel dans les mécanismes inflammatoires.
Certaines recherches suggèrent qu’il pourrait contribuer au confort articulaire chez certaines personnes. Toutefois, les données restent insuffisantes pour conclure à une efficacité thérapeutique.
Le gingembre peut donc être intégré dans une alimentation pour l’arthrose, dans le cadre d’une démarche globale d’hygiène de vie.
Qu’est-ce qui aggrave l’arthrose ?
L’évolution de l’arthrose dépend de nombreux facteurs, dont certains sont liés au mode de vie. Agir sur les facteurs modifiables peut contribuer au confort articulaire et s’inscrire dans une démarche globale contre l’arthrose, en complément du suivi médical lorsque celui-ci est nécessaire.
A. Obésité
L’arthrose ne concerne pas uniquement les personnes âgées. Elle est également observée chez des adultes d’âge moyen, notamment en présence d’un surpoids.
Les kilos en excès augmentent les contraintes mécaniques exercées sur les articulations, ce qui peut favoriser l’usure progressive du cartilage. Maintenir un poids adapté à sa morphologie, grâce à une alimentation équilibrée et une activité physique régulière, constitue donc une mesure d’hygiène de vie intéressante pour l’arthrose et pour la santé en général.
B. Sédentarité
Le manque d’activité physique est également considéré comme un facteur pouvant influencer le confort articulaire.
Une activité physique régulière, adaptée aux capacités de chacun, contribue au maintien de la mobilité, de la force musculaire et de la stabilité des articulations. Dans une approche globale contre les douleurs articulaires, il est généralement conseillé de limiter les périodes prolongées d’inactivité.
En cas de douleur importante ou de limitation des mouvements, il est préférable de demander conseil à un professionnel de santé avant de reprendre une activité physique.
C. Activités physiques trop intensives
À l’inverse, une pratique sportive très intense ou inadaptée peut solliciter excessivement certaines articulations, notamment celles des genoux, des hanches ou des épaules.
L’objectif est donc de trouver un équilibre entre mouvement et récupération. Les activités à faible impact, réalisées régulièrement, sont souvent privilégiées dans les recommandations d’hygiène de vie pour l’arthrose.
Conclusion
En résumé, l’alimentation ne permet pas de prévenir, de guérir ou de traiter à elle seule l’arthrose. En revanche, elle constitue un levier intéressant pour accompagner le confort articulaire dans le cadre d’une approche globale.
Limiter les aliments très riches en sucres ajoutés, les fritures, les produits ultra-transformés ou encore les excès de graisses saturées peut contribuer à maintenir un poids adapté, reconnu comme un facteur important dans la prise en charge de l’arthrose. À l’inverse, une alimentation variée, riche en fruits, légumes, poissons gras, oléagineux et sources d’oméga 3, peut participer à une bonne hygiène de vie pour les articulations.
Certaines épices, comme le curcuma ou le gingembre, ainsi que des aliments riches en antioxydants, font actuellement l’objet de nombreuses recherches. Si les résultats sont encourageants, ils ne permettent pas, à ce jour, de conclure à un effet thérapeutique démontré contre l’arthrose.
Enfin, une activité physique régulière, adaptée à votre condition, ainsi qu’un apport suffisant en vitamine D lorsque cela est indiqué, participent également au maintien d’une bonne santé osseuse et articulaire.
En cas de douleurs persistantes, d’aggravation des symptômes, de gonflement d’une articulation ou de limitation importante des mouvements, il est recommandé de consulter un médecin ou un professionnel de santé afin d’obtenir un diagnostic précis et une prise en charge adaptée.
Valérie Delenne
Naturopathe
Valérie Delenne, certifiée praticien de santé naturopathe en 2009 auprès de la FENA*, et membre de l’OMNES*, elle suit un cursus en 2011...