Lumière sur l’usure du cartilage du genou

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Sommaire

L’usure du cartilage des genoux est une maladie qui peut s’avérer handicapante dans la vie de tous les jours. En effet, en plus de permettre de se déplacer, les genoux supportent le poids du corps et des charges que nous transportons. Cette usure du cartilage du genou est douloureuse et peut toucher les personnes âgées comme les plus jeunes. En effet, elle peut être causée par des pressions excessives, des microtraumatismes ou encore une utilisation excessive des articulations du genou. Dans les faits, cette pathologie atteint environ 3 % des personnes de moins de 45 ans, 65 % des personnes de plus de 65 ans et près de 80 % des personnes de plus de 80 ans. Qu’est-ce que la gonarthrose ou l’usure des cartilages au niveau des genoux ? Quels sont ses symptômes ou encore comment la traiter ? Découvrez les points essentiels à savoir sur ce sujet.

I. Qu’est-ce qu’une usure du cartilage du genou ou gonarthrose ? 

L’usure du cartilage du genou, aussi appelée gonarthrose ou encore arthrose du genou, est comme son nom l’indique, une détérioration du cartilage présent au niveau du genou (1). Elle peut apparaître sur un seul ou sur les deux genoux. Ce cartilage se présente sous la forme d’un tissu élastique et souple localisé aux extrémités osseuses du genou. Il les empêche de se frotter directement entre elles. En cas de gonarthrose, l’épaisseur du cartilage se réduit et des fissures commencent à apparaître sur le tissu cartilagineux.

Dans la majorité des cas, la gonarthrose peut rendre une personne invalide, puisque les genoux ont aussi pour fonction de supporter le poids du corps. Ainsi, une usure du cartilage de cette articulation  provoque dans un premier temps une gêne, qui conduit à une limitation de la mobilité, à savoir un boitement. Par la suite, ce dernier a d’autres conséquences qui limitent davantage la mobilité. En effet, les muscles qui permettent au genou concerné de se mouvoir commencent à s’affaiblir et les autres articulations du corps (cheville, hanche, colonne vertébrale ou encore cheville) se voient troublées par la compensation d’une marche boiteuse (2). Dans ce sens, l’arthrose du genou mène immanquablement à une perte de mobilité ou une incapacité totale à se déplacer. 

II. Quels sont les différents types d’usures du cartilage du genou ? 

L’usure du cartilage du genou ou gonarthrose peut se présenter sous différentes formes. Cela est dû au fait qu’il n’existe pas un seul cartilage au niveau du genou. Ainsi, les lésions cartilagineuses du genou peuvent apparaître sous la forme d’une :

  • Arthrose fémoro-tibiale interne : une usure du cartilage situé entre le fémur et le tibia interne.
  • Arthrose fémoro-tibiale externe : une usure du cartilage situé entre le fémur et le tibia externe.
  • Arthrose fémoro-patellaire : une usure du cartilage situé entre le fémur et la patella, aussi connue sous l’appellation « rotule ».

Dans certains cas, cette usure peut affecter les trois articulations citées précédemment. Il est alors ici question d’arthrose tricompartimentage ou arthrose globale du genou (3). 

III. Quelles sont les causes de la maladie du cartilage du genoux ou gonarthrose ? 

Les causes d’une usure du cartilage du genou peuvent être nombreuses. Cependant, la principale impliquée dans ce trouble est l’âge. En effet, le cartilage se détériore avec le temps et ne se régénère pas automatiquement (4). 

D’autres facteurs de risque peuvent aussi favoriser l’apparition d’une gonarthrose. Il peut par exemple s’agir : 

  • D’un surpoids

En effet, en cas de surpoids, le genou supporte l’ensemble de la charge corporelle d’une personne, ce qui conduit à une usure prématurée des cartilages qui s’y trouvent. Il en est de même pour le fait de porter fréquemment des charges lourdes. 

  • Du sexe 

Dans les faits, la gonarthrose se révèle plus fréquente chez les femmes que les hommes, notamment après la ménopause. Cela s’explique par la baisse d’œstrogènes qui a tendance à altérer la diffusion du message douloureux. La sensibilité à la douleur se voit alors intensifiée. 

  • Des gènes 

Comme pour les arthroses de la hanche ou encore des doigts, celle du genou peut aussi se transmettre de manière héréditaire, mais les risques s’avèrent assez faibles. 

  • D’une désaxation anatomique

Il peut par exemple s’agir d’une déviation des jambes vers l’intérieur (jambes en x) ou vers l’extérieur, aussi respectivement appelées genu varum et genu valgum. Dans ces cas précis, la pression exercée par la charge corporelle n’est pas répartie de façon équilibrée dans les genoux. Ainsi, certaines surfaces articulaires des genoux se frottent davantage que d’autres et le cartilage concerné s’use plus rapidement. Il en est de même pour les désaxations posturales et les mauvaises postures, telles que la supination ou la pronation du pied, mais aussi concernant les déséquilibres musculaires notables au niveau des membres inférieurs.

  • Certaines activités sportives ou professionnelles 

Le rugby, le foot ou encore la pose de carreaux pratiqués de manière intense entraîne une sur sollicitation des articulations et des ligaments, ce qui occasionne des microtraumatismes répétés au niveau des cartilages du genou. À la longue, lorsque les articulations et les ligaments sont constamment mis à rude épreuve, des lésions cartilagineuses peuvent apparaître. 

  • D’un traumatisme ou d’une blessure du genou

Une fracture de l’articulation, une rupture du ligament croisé antérieur, une lésion du ménisque, une luxation de la rotule ou une nécrose de l’ os retrouvé sous le cartilage, peuvent également augmenter le risque de gonarthrose.

  • Certaines maladies

En effet, des maladies comme la goutte, l’arthrite infectieuse ou encore la polyarthrite rhumatoïde peuvent également conduire à une gonarthrose. Il en est de même pour la chondrocalcinose ou encore la spondylarthrite ankylosante.

D’autres facteurs, tels qu’une rotule trop plate ou instable par exemple, peuvent également affecter la qualité du cartilage et provoquer des lésions cartilagineuses.

IV. Inflammations ou douleurs : quels sont les premiers symptômes d’une lésion du cartilage du genou ou arthrose du genou ? 

Les symptômes d’une gonarthrose dépendent du stade auquel cette maladie a évolué. Dans un premier temps, les signes avant-coureurs sont une gêne ou même une douleur légère ressentie au niveau du genou lorsque celui-ci est sollicité. Cette douleur a cependant tendance à s’atténuer une fois que la personne concernée est au repos. 

Dans certains cas, la gonarthrose se manifeste également par une sensation de blocage au niveau du genou, en particulier le matin lors du réveil ou suite à une période d’inactivité prolongée. Dans ce cas, le genou concerné peut avoir besoin de quelques minutes avant de retrouver sa mobilité. 

D’autre part, si la gonarthrose en est à un stade avancé, les douleurs aux genoux deviennent plus fréquentes et persistent même au repos. La personne touchée peut souffrir d’une sensation de craquement au niveau de son genou et ce dernier peut aussi enfler en cas d’absence de prise en charge. 

Sinon, dans un stade très avancé, la gonarthrose a aussi tendance à provoquer une déformation du genou. Celle-ci déforme d’ailleurs le genou de manière notable et irréversible.

Il faut aussi savoir qu’en fonction du type de gonarthrose, la douleur ressentie se localise sur différentes zones. À titre d’exemple, en cas de gonarthrose fémoro-tibiale, la douleur se situe au niveau de la face externe ou interne du genou et peut parfois être diffuse. Elle est entre autres ressentie lors d’une montée ou descente d’escaliers, lors d’une position assise prolongée, lors d’une marche sur un sol irrégulier ou encore lors d’un agenouillement. Dans le cas d’une gonarthrose fémoro-patellaire cependant, elle se ressent sur la face antérieure du genou. Cette douleur apparaît notamment lorsque la personne marche ou change de position.

V. Traitement, injection ou opération : comment soigner ou régénérer une dégénérescence cartilagineuse du genou ? 

Avant d’évoquer le traitement d’une gonarthrose, il s’avère logique d’évoquer son diagnostic. Ce dernier passe généralement par un examen clinique qui se traduit par un interrogatoire. Suite à cela, le patient sera alors invité à effectuer des examens d’imagerie. La radiologie permettra de vérifier l’amincissement du cartilage et la réduction significative de l’espace situé entre les extrémités des os. Si un doute persiste, d’autres examens supplémentaires peuvent être réalisés, comme une analyse du liquide synovial afin d’écarter d’autres pathologies pouvant causer des douleurs au genou (infection, rhumatisme inflammatoire, etc.).

En ce qui concerne le traitement d’une gonarthrose, en premier lieu, il passe par son soulagement en fonction de son intensité. Afin d’atténuer les douleurs, un antalgique ou analgésique est souvent prescrit. Si ce dernier se révèle inefficace, des anti-inflammatoires anti-stéroïdiens seront administrés. L’utilisation d’analgésiques opioïdes peut aussi être envisagée en cas d’intolérance à ceux cités précédemment.

Pour la régénération du cartilage détérioré, le patient peut opter pour des injections intra-articulaires d’acide hyaluronique et de corticoïdes pour redonner une épaisseur convenable au cartilage détérioré. 

Sinon, un traitement chirurgical peut aussi être indiqué en cas de gonarthrose. Cette opération consiste à implanter une prothèse à l’intérieur du genou.

Suite à ces traitements, des séances de kinésithérapie sont généralement prescrites afin de maintenir la mobilité du genou. Le patient peut aussi être invité à suivre une diète pour perdre du poids.

Conclusion

En cas de sensation de gêne ou de douleur au niveau d’un ou des genoux, il est vivement recommandé de se rendre auprès d’un professionnel de santé pour obtenir un diagnostic médical. En effet, une gonarthrose décelée en amont peut éviter la perte de mobilité et l’invalidation lorsqu’elle est correctement traitée. D’ailleurs, sachez que certains aliments peuvent renforcer les cartilages.

« Les informations fournies dans cet article sont destinées à informer et à promouvoir la compréhension et la connaissance générale du cartilage de requin. Étant donné que les compléments alimentaires ne sont pas considérés comme des médicaments, ils ne se substituent en rien aux traitements préconisés par votre médecin. En outre, veillez à signaler au professionnel de santé tous les médicaments que vous prenez pour éviter les interactions médicamenteuses. Par ailleurs, le cartilage de requin ne doit en aucun cas remplacer une alimentation saine et équilibrée. Veillez aussi à respecter la dose journalière recommandée par le fabricant pour maximiser ses bienfaits et éviter les effets indésirables. »   

 

Références 

1. Felson, D. T., Naimark, A., Anderson, J., & Kazis, L. (1987). The prevalence of knee osteoarthritis in the elderly: the Framingham Osteoarthritis Study. Arthritis and Rheumatism, 30(8), 914-918.

2. Shakoor, N., Dua, A., Thorp, L. E., Mikolaitis, R. A., Wimmer, M. A., & Foucher, K. C. (2010). Asymmetries and relationships between dynamic loading, muscle strength, and proprioceptive acuity at the knees in symptomatic unilateral hip osteoarthritis. Arthritis research & therapy, 12(4), R151.

3. Guermazi, A., Roemer, F. W., Hayashi, D., Crema, M. D., Niu, J., Zhang, Y., … & Felson, D. T. (2011). Assessment of synovitis with contrast-enhanced MRI using a whole-joint semiquantitative scoring system in people with, or at high risk of, knee osteoarthritis: the MOST study. Annals of the rheumatic diseases, 70(5), 805-811.

4. Loeser, R. F., Goldring, S. R., Scanzello, C. R., & Goldring, M. B. (2012). Osteoarthritis: a disease of the joint as an organ. Arthritis & Rheumatism, 64(6), 1697-1707.

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