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Confort urinaire

Rétention urinaire : les solutions naturelles pour améliorer votre confort urinaire

Valérie Delenne

04/06/2026

Introduction

La rétention urinaire correspond à une difficulté à uriner ou à vider complètement sa vessie. Ce trouble de la miction peut entraîner une sensation de vessie pleine, des envies fréquentes d’uriner ou parfois des fuites urinaires par regorgement. Certaines mesures naturelles, comme l’hygiène de vie, la rééducation du périnée ou l’usage traditionnel de plantes, peuvent accompagner le confort urinaire. Elles ne remplacent toutefois pas un avis médical, en particulier lorsque la miction devient difficile, douloureuse ou impossible.

01.

Comprendre la rétention urinaire

La rétention urinaire est un trouble de la miction qui se manifeste par une difficulté à uriner ou par une vidange incomplète de la vessie. Elle peut toucher aussi bien les femmes que les hommes.

A. Signes cliniques

La vessie d’un adulte peut contenir en moyenne entre 300 et 600 ml d’urine, mais cette capacité varie d’un individu à l’autre. L’envie d’uriner apparaît généralement lorsque la vessie contient environ 300 ml d’urine. Si elle n’est pas vidée, elle poursuit son remplissage progressif.

On distingue principalement deux formes de rétention urinaire :

La rétention urinaire aiguë : la personne n’arrive plus à uriner, même lorsque la vessie est pleine. Cette situation peut provoquer un inconfort important, voire une douleur intense. Il s’agit d’une urgence médicale qui nécessite une prise en charge rapide.

La rétention urinaire chronique : cette forme s’installe plus progressivement. Elle peut se manifester par un jet urinaire faible, une sensation de vidange incomplète ou un besoin d’uriner plus fréquent. Les signes peuvent passer inaperçus au début, mais des complications peuvent apparaître à long terme si la situation n’est pas évaluée.

Ce trouble de la miction peut être lié à une cause obstructive, comme un obstacle sur les voies urinaires, ou à une cause non obstructive, comme un affaiblissement du muscle de la vessie ou une perturbation du fonctionnement nerveux.

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B. Causes possibles chez la femme

Chez les femmes, le prolapsus vaginal, appelé couramment « descente d’organes », et les suites immédiates d’un accouchement font partie des causes possibles d’une rétention urinaire.

Cette difficulté à uriner peut aussi être associée à des fibromes utérins ou à une inflammation de l’urètre, appelée urétrite. Dans tous les cas, un avis médical permet d’identifier l’origine exacte du trouble et d’éviter une prise en charge inadaptée.

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C. Lien entre rétention urinaire aiguë et hypertrophie bénigne de la prostate

Chez l’homme, les difficultés urinaires sont souvent associées à l’augmentation du volume de la prostate, aussi appelée hypertrophie bénigne de la prostate. Cette glande de l’appareil reproducteur masculin peut exercer une pression sur l’urètre et gêner l’écoulement normal de l’urine.

Chez les femmes comme chez les hommes, les rétentions urinaires aiguës ou chroniques peuvent également avoir des causes neurologiques, notamment lorsqu’il existe une perturbation ou une lésion du système nerveux central ou périphérique.

Certains médicaments sont aussi susceptibles de favoriser une difficulté à uriner, voire une impossibilité d’uriner. C’est notamment le cas de certains médicaments atropiniques ou neuroleptiques. Si vous observez ce type de symptôme après la prise d’un traitement, il est important d’en parler à votre médecin sans l’interrompre de vous-même.

D. Stase urinaire : une conséquence possible d’une vidange incomplète

Lorsque la vessie ne se vide pas complètement, l’urine restante peut favoriser une stase urinaire. Cette situation peut augmenter le risque d’inconfort urinaire et d’infections, car les bactéries peuvent se développer plus facilement dans l’urine stagnante.

Si la rétention urinaire est négligée, plusieurs complications peuvent apparaître :

  • une vessie distendue ;
  • une incontinence urinaire par regorgement ;
  • une insuffisance rénale aiguë ;
  • des calculs vésicaux, urétéraux ou rénaux.

Pour limiter ces risques, il est important de consulter un professionnel de santé, surtout si les symptômes persistent, s’aggravent ou s’accompagnent de douleurs, de fièvre, de sang dans les urines ou d’une impossibilité d’uriner.

Selon la cause identifiée, le médecin pourra proposer une prise en charge adaptée, par exemple des médicaments, une surveillance, une rééducation ou, dans certains cas, une intervention spécifique.

02.

Que faire lorsque la vessie ne se vide pas complètement ?

La conduite à tenir dépend de l’origine exacte du trouble urinaire. Les mesures naturelles peuvent aider à améliorer le confort au quotidien, mais elles ne doivent pas retarder une consultation lorsque les symptômes sont importants ou inhabituels.

A. Comment stimuler naturellement sa vessie pour faire pipi ?

Les exercices de Kegel permettent de renforcer les muscles du plancher pelvien. Ils sont souvent proposés dans le cadre du confort urinaire, notamment en cas de faiblesse du périnée ou de troubles associés à un prolapsus.

Ces exercices doivent être pratiqués régulièrement, sur plusieurs semaines à plusieurs mois. Les premiers bénéfices peuvent demander du temps, généralement plusieurs semaines de pratique. Une rééducation comportementale ou périnéale, encadrée par un professionnel de santé, peut aussi aider à mieux comprendre le fonctionnement de la vessie et à retrouver de bonnes habitudes urinaires.

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B. Difficulté à uriner : quand une aide médicale est nécessaire

Les troubles de la miction peuvent altérer la qualité de vie au quotidien. Lorsque la vessie ne se vide pas correctement, une prise en charge médicale peut être nécessaire afin d’éviter les complications.

Dans certains cas, la pose d’une sonde urinaire peut être indiquée pour permettre l’évacuation de l’urine. Ce geste doit être réalisé ou encadré par un professionnel de santé. L’auto-sondage peut parfois être proposé, mais uniquement après avis médical et apprentissage des bons gestes d’hygiène.

En cas d’impossibilité totale d’uriner, de douleur importante au bas-ventre ou de sensation de vessie très pleine, il faut consulter en urgence.

03.

Difficulté à uriner : quelles plantes pour uriner plus facilement ?

Une difficulté à uriner peut provoquer une sensation de pesanteur, d’inconfort ou de tension au niveau du bas-ventre. Certaines plantes sont traditionnellement utilisées pour soutenir l’élimination urinaire ou accompagner le confort des voies urinaires.

Ces solutions naturelles ne remplacent pas une consultation médicale. Elles doivent être envisagées comme un accompagnement, en tenant compte des contre-indications, des traitements en cours et de l’état de santé général.

 

A. Plantes traditionnellement utilisées pour le confort urinaire

A.1. L’épilobe : une plante associée au confort prostatique

L’épilobe est une plante herbacée à petites fleurs traditionnellement utilisée chez l’homme pour accompagner le confort urinaire, notamment lorsque les troubles sont liés à la sphère prostatique.

Elle contient notamment des tanins, des flavonoïdes et des stérols végétaux. Ces composés expliquent son intérêt traditionnel dans le maintien d’un bon fonctionnement urinaire. L’épilobe ne remplace toutefois pas le suivi médical d’une hypertrophie bénigne de la prostate, qui nécessite un diagnostic et une surveillance adaptés.

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A.2. La canneberge ou cranberry

La canneberge, ou cranberry, est un fruit originaire d’Amérique du Nord. Elle est connue pour sa richesse en composés antioxydants, notamment les anthocyanes et les caroténoïdes.

Elle est souvent associée au confort urinaire, en particulier dans les périodes où les gênes urinaires sont fréquentes. Toutefois, les autorités européennes ont encadré les allégations de santé concernant la canneberge, car les données scientifiques disponibles ne permettent pas de revendiquer un effet thérapeutique sur les infections urinaires.

La canneberge peut donc s’inscrire dans une routine de confort, mais elle ne doit pas être utilisée comme alternative à une prise en charge médicale en cas de cystite, de fièvre, de douleurs ou de symptômes persistants.

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A.3. Le cassis

Les feuilles et les fruits du cassis sont utilisés depuis longtemps en phytothérapie. Les feuilles sont notamment connues pour leur usage traditionnel dans le soutien de l’élimination urinaire.

Le cassis peut être consommé sous forme d’infusion ou intégré à une routine bien-être, selon les recommandations d’un professionnel. Comme pour toute plante, il convient de respecter les précautions d’emploi, surtout en cas de traitement médical, de maladie chronique ou de grossesse.

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A.4. Le sureau noir

Les fleurs séchées de sureau noir sont traditionnellement utilisées en infusion. Elles sont appréciées dans les routines de bien-être, notamment pour accompagner l’élimination.

L’usage du sureau noir doit rester prudent chez certaines personnes, notamment en cas de diabète ou de traitement médical. Il est recommandé de demander conseil à un professionnel de santé avant d’en consommer régulièrement.

Compte tenu du manque de données sur l’usage de certaines plantes pendant la grossesse et l’allaitement, leur consommation est généralement déconseillée aux femmes enceintes ou allaitantes sans avis médical.

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A.5. L’ortie dioïque (Urtica dioica)

L’ortie dioïque est utilisée depuis l’Antiquité dans différentes traditions. Elle est notamment associée au soutien de l’élimination urinaire et au confort urinaire masculin.

Chez les hommes concernés par des troubles urinaires liés à la prostate, elle peut être intégrée à une approche globale, en complément des conseils médicaux. En revanche, son usage est déconseillé chez les personnes atteintes de troubles cardiaques ou rénaux, sauf avis médical.

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B. Remèdes naturels et infections urinaires : quelles tisanes à base de plantes contre la cystite ?

Les plantes dites diurétiques sont traditionnellement utilisées pour soutenir l’élimination urinaire. Elles peuvent être consommées en tisane, dans le cadre d’une bonne hydratation et d’une hygiène de vie adaptée.

En cas de douleurs, de brûlures urinaires, de fièvre, de sang dans les urines ou de symptômes qui persistent, il est important de consulter rapidement.

B.1. Le pissenlit (Taraxacum officinale)

Le pissenlit, ou « dent-de-lion », est bien connu en phytothérapie pour son usage traditionnel dans le soutien de l’élimination urinaire. Ses feuilles et sa racine sont utilisées sous forme d’infusion ou de décoction.

Cette plante est appréciée dans les routines de drainage et de confort urinaire. Elle doit toutefois être utilisée avec prudence chez les personnes souffrant de troubles biliaires, rénaux ou prenant certains traitements.

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B.2. La prêle des champs (Equisetum arvense)

La prêle des champs est une plante médicinale traditionnellement utilisée pour soutenir l’élimination urinaire. Elle contient notamment des flavonoïdes et des composés phénoliques.

Elle peut être consommée en infusion dans le cadre d’une routine ponctuelle. Son usage prolongé ou répété doit être encadré, en particulier chez les personnes ayant une maladie rénale, cardiaque ou prenant un traitement médical.

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04.

Prévenir la rétention urinaire chronique : quelles habitudes adopter ?

Les remèdes naturels peuvent accompagner le confort urinaire, mais les habitudes de vie jouent également un rôle important dans le bon fonctionnement de la vessie.

Voici quelques gestes simples à adopter au quotidien :

  • pratiquer régulièrement une activité physique afin de limiter la constipation et la prise de poids, deux facteurs pouvant favoriser les troubles génito-urinaires ;
  • aller aux toilettes dès que le besoin se fait sentir, car se retenir trop longtemps peut perturber le bon fonctionnement de la vessie ;
  • prendre le temps d’uriner, sans se presser, afin de favoriser une vidange aussi complète que possible ;
  • uriner après un rapport sexuel, afin de contribuer à une bonne hygiène urinaire ;
  • boire suffisamment d’eau au cours de la journée, sauf indication médicale contraire ;
  • privilégier les aliments riches en fibres pour soutenir le transit intestinal et limiter la constipation.

Une alimentation équilibrée, une bonne hydratation et une activité physique régulière participent au confort urinaire global. Ces gestes sont particulièrement utiles en prévention ou en accompagnement, mais ils ne suffisent pas toujours lorsque la rétention urinaire est installée.

05.

Conclusion

La rétention urinaire, qu’elle soit aiguë ou chronique, nécessite une attention particulière. Lorsqu’il devient difficile d’uriner, que la vessie semble ne pas se vider complètement ou que les symptômes s’aggravent, il est conseillé de consulter un professionnel de santé.

Certaines approches naturelles peuvent accompagner le confort urinaire au quotidien. La phytothérapie, avec des plantes comme l’épilobe, la canneberge, le cassis, le sureau noir, l’ortie, le pissenlit ou la prêle des champs, s’inscrit dans une démarche de soutien et d’hygiène de vie. Ces plantes doivent toutefois être utilisées avec prudence, en tenant compte des contre-indications et des traitements en cours.

En cas de douleur importante, de fièvre, de sang dans les urines, d’impossibilité d’uriner ou de sensation de vessie très pleine, une consultation rapide est indispensable.

« Les informations fournies dans cet article sont destinées à informer et à favoriser une meilleure compréhension des approches naturelles pouvant accompagner le confort urinaire en cas de rétention urinaire. Elles ne se substituent en aucun cas aux conseils d’un professionnel de santé, à un diagnostic ou à une prise en charge médicale adaptée. »

Références

1. A. 2020. “Natural Remedies for Overactive Bladder.” Urology Practice, 7(1): 12-18.

2. B. 2019. “Clinical approach to urinary retention.” BMJ, 364: l886.

3. D. 2018. “Herbal Medicines for Urinary Retention: Ethnopharmacological Approach.” Current Pharmaceutical Design, 24(15): 1684-1691.

4. Source: C. 2017. “Normal bladder function and dysfunction.” Physiology, 32(3): 296-307.

5. E. 2016. “Impact of urinary incontinence on quality of life.” International Journal of Urology, 23(3): 176-184.

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Valérie Delenne

Naturopathe

Valérie Delenne, certifiée praticien de santé naturopathe en 2009 auprès de la FENA*, et membre de l’OMNES*, elle suit un cursus en 2011...

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