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Articulation

Harpagophytum : bienfaits, dosage et contre-indications

Valérie Delenne

04/02/2025

Introduction

Mouvements répétés, chocs, sédentarité, excès de poids… De nombreux facteurs peuvent solliciter excessivement les articulations et, à terme, altérer leur confort. Ces gênes articulaires peuvent concerner l’ensemble du corps : dos, nuque, épaules, colonne vertébrale, genoux, hanches, pieds ou encore mains. En dehors des traitements antalgiques ou anti-inflammatoires, qui peuvent parfois s’accompagner d’effets indésirables, certaines plantes sont traditionnellement utilisées pour accompagner le confort articulaire au quotidien. C’est notamment le cas de l’harpagophytum, reconnu pour son usage ancestral dans ce domaine.

01.

Quelle place occupent les plantes dans le confort articulaire ?

Le confort articulaire correspond à la capacité des articulations à rester mobiles, souples et fonctionnelles au quotidien. Il repose sur plusieurs piliers complémentaires : une hygiène de vie adaptée, une activité physique régulière et modérée, une alimentation équilibrée, ainsi qu’une gestion du poids.

Dans cette approche globale, certaines plantes peuvent être intégrées comme soutien complémentaire, sans se substituer à une prise en charge médicale. Leur utilisation s’inscrit dans une démarche d’accompagnement du bien-être articulaire, notamment en cas de raideurs ou de sensations d’inconfort.

Parmi les plantes traditionnellement associées au confort articulaire, l’harpagophytum occupe une place centrale.

02.

D’où vient l’harpagophytum ?

L’harpagophytum (Harpagophytum procumbens), également appelé griffe du diable, est une plante herbacée vivace originaire du sud de l’Afrique. Son nom provient de la forme caractéristique de ses fruits, munis de crochets rappelant des griffes.

Elle pousse dans des zones arides et semi-désertiques, notamment en Namibie, au Botswana et en Afrique du Sud. L’harpagophytum est utilisé depuis longtemps dans les traditions locales, principalement dans une démarche de confort articulaire.

En phytothérapie, ce sont surtout les racines secondaires, plus concentrées en composés actifs, qui sont utilisées.

Composition

L’harpagophytum contient plusieurs substances naturellement présentes dans les végétaux :

  • L’harpagoside, principal constituant étudié de la plante ;
  • Des terpénoïdes, flavonoïdes et glucosides ;
  • Des composés antioxydants contribuant à la protection des cellules face au stress oxydatif ;
  • Des minéraux (calcium, cuivre, fer, phosphore, potassium, magnésium).

Petite précision importante : les vitamines mentionnées parfois dans certaines sources ne sont pas présentes en quantités significatives pour constituer un apport nutritionnel réel.

L’intérêt de l’harpagophytum repose principalement sur ses composés spécifiques, notamment les harpagosides.

03.

Quelle est la place de l’harpagophytum dans le confort articulaire ?

Les propriétés traditionnellement associées à l’harpagophytum sont principalement liées à ses racines secondaires, riches en harpagosides.

Ses composés sont étudiés pour leur implication dans certains mécanismes biologiques associés à la réponse inflammatoire. À ce titre, il est traditionnellement utilisé pour accompagner les sensations de gêne articulaire et soutenir la mobilité.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) mentionne son usage traditionnel dans le cadre du confort articulaire. L’Agence européenne du médicament (EMA) reconnaît également son utilisation traditionnelle pour les douleurs articulaires mineures.

Certaines études cliniques ont observé une amélioration du confort et de la mobilité, bien que les résultats puissent varier selon les protocoles, les dosages et les formes utilisées.

L’harpagophytum ne remplace en aucun cas une prise en charge médicale des affections articulaires.

04.

Autres usages traditionnels de l’harpagophytum

Confort du dos et des articulations

Les racines d’harpagophytum sont traditionnellement utilisées en cas de raideurs ou de tensions, notamment chez les personnes soumises à des sollicitations répétées ou à une activité physique intense.

Confort digestif

L’harpagophytum possède une amertume naturelle, traditionnellement utilisée pour stimuler les sécrétions digestives et accompagner la digestion, notamment en cas de digestion lente.

Usage externe

En application locale (crèmes, gels), l’harpagophytum est parfois utilisé en massage pour accompagner la récupération musculaire et le confort des zones sollicitées.

Confort osseux et articulaire au fil du temps

Dans certaines traditions, la griffe du diable est associée au maintien du confort articulaire avec l’avancée en âge.

05.

Effets indésirables possibles

L’harpagophytum est généralement bien toléré aux doses recommandées.

Dans de rares cas, des troubles digestifs légers peuvent apparaître (nausées, inconfort gastrique, diarrhées). Des maux de tête ou sensations de vertige sont parfois rapportés.

Par précaution, son utilisation est déconseillée chez les femmes enceintes ou allaitantes.

Un avis médical est recommandé en cas de traitement médicamenteux ou de pathologie connue.

06.

Précautions d’emploi

Il est conseillé de choisir un produit de qualité, standardisé en harpagosides, et conforme aux normes en vigueur.

Respectez la dose journalière indiquée sur l’étiquetage.

Contre-indications

L’harpagophytum est déconseillé :

  • en cas d’ulcère gastrique ;
  • pendant la grossesse et l’allaitement ;
  • en cas de calculs biliaires sans avis médical ;
  • en cas de traitement anticoagulant ou trouble de la coagulation.

Un avis médical est recommandé en cas de diabète ou de pathologie cardiaque.

Quand consulter ?

En cas de douleurs persistantes, gonflement important ou perte de mobilité, il est indispensable de consulter un professionnel de santé.

07.

Comment l’intégrer dans une routine ?

L’harpagophytum peut s’intégrer dans une routine bien-être associant :

  • activité physique adaptée
  • alimentation équilibrée
  • gestion du poids
  • étirements et mobilité articulaire

Il peut être utilisé en cure ponctuelle ou sur plusieurs semaines selon les recommandations.

08.

Quelle forme choisir ?

Les racines secondaires sont utilisées sous différentes formes :

  • Poudre en gélules : plante séchée et broyée
  • Extraits standardisés : plus concentrés en harpagosides
  • Formes liquides : teintures ou solutions
  • Usage externe : crèmes ou gels

Le choix dépend des préférences et de la facilité d’utilisation.

 

09.

Dosage

La quantité dépend de la forme utilisée et du produit choisi.

  • Les extraits standardisés permettent généralement une prise plus concentrée.
  • La poudre nécessite souvent plusieurs prises.
  • Les formes liquides s’utilisent diluées.
  • Les formes externes s’appliquent localement.

Toujours respecter les recommandations du fabricant et ne pas dépasser la dose journalière.

10.

Conclusion

L’harpagophytum est une plante originaire d’Afrique australe, traditionnellement utilisée pour accompagner le confort articulaire et la mobilité.

Il peut s’intégrer dans une démarche globale associant hygiène de vie, activité physique et alimentation équilibrée.

Comme tout complément alimentaire, il nécessite des précautions d’emploi et ne se substitue pas à un suivi médical.

En cas de doute ou de situation particulière, l’avis d’un professionnel de santé reste indispensable.

Les informations fournies dans cet article sont destinées à informer et à promouvoir la compréhension et la connaissance générale des bienfaits potentiels de l’harpagophytum. Elles ne sont en aucun cas destinées à se substituer aux conseils d’un professionnel de santé, au diagnostic ou au traitement médical. Les compléments alimentaires à base d’harpagophytum ne doivent jamais remplacer un régime alimentaire équilibré et varié. Il est toujours recommandé de consulter un professionnel de santé avant de commencer toute nouvelle routine de supplémentation, en particulier si vous avez des conditions médicales préexistantes ou si vous prenez d’autres médicaments.

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Valérie Delenne

Naturopathe

Valérie Delenne, certifiée praticien de santé naturopathe en 2009 auprès de la FENA*, et membre de l’OMNES*, elle suit un cursus en 2011...

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