Naturavignon

Protéines

Collagène dans les aliments : les 10 sources naturelles à privilégier

Valérie Delenne

17/07/2026

Introduction

Le collagène est la protéine la plus abondante du corps humain. Il représente environ 30 % des protéines totales de l’organisme et constitue un élément essentiel de nombreux tissus conjonctifs, comme la peau, les os, les tendons, les ligaments, les cartilages et les parois des vaisseaux sanguins. Il contribue à la résistance mécanique, à la cohésion et à la souplesse de ces tissus. Tout au long de la vie, le collagène est continuellement dégradé puis renouvelé par l’organisme. Avec l’âge, ce renouvellement devient progressivement moins efficace. Cette évolution naturelle peut participer à l’apparition des rides, à une diminution de la fermeté de la peau ou encore à une moindre souplesse de certains tissus, notamment au niveau des articulations. L’alimentation joue un rôle important dans ce processus. Certains aliments apportent naturellement du collagène, tandis que d’autres fournissent les nutriments indispensables à sa synthèse, comme la vitamine C, certains acides aminés, le zinc, le cuivre ou encore le soufre. Alors, où trouver du collagène dans les aliments ? Quels sont ceux qui en apportent directement et lesquels favorisent sa production naturelle ? Voici les principales sources à privilégier pour soutenir la synthèse du collagène au quotidien.

01.

Qu’est-ce que le collagène et quel est son rôle ?

Le collagène est une protéine fibreuse qui constitue la principale charpente des tissus conjonctifs. Il assure leur cohésion, leur résistance mécanique et leur souplesse. On le retrouve en grande quantité dans la peau, les os, les cartilages, les tendons, les ligaments, les muscles, les vaisseaux sanguins, mais aussi dans les dents et les gencives.

À ce jour, de nombreux types de collagène ont été identifiés, mais les types I, II et III sont les plus abondants dans l’organisme. Le collagène de type I est majoritairement présent dans la peau, les os, les tendons et les ligaments. Le type II constitue le principal collagène du cartilage, tandis que le type III est retrouvé aux côtés du type I dans la peau, les muscles, les vaisseaux sanguins et plusieurs autres tissus conjonctifs.

Le collagène est continuellement synthétisé puis renouvelé par l’organisme. Sa production dépend notamment de la disponibilité de certains acides aminés, mais aussi de plusieurs vitamines et minéraux indispensables à sa fabrication dont la vitamine C qui aide à le synthétiser. Avec l’âge, ce renouvellement devient progressivement moins efficace, ce qui participe au vieillissement naturel des tissus.

Cette protéine joue donc un rôle essentiel aussi bien dans la fermeté et l’élasticité de la peau que dans le maintien de la résistance des tendons, des ligaments, des os et des cartilages. C’est pourquoi elle occupe aujourd’hui une place importante dans les domaines de la nutrition, des compléments alimentaires et de la cosmétique.

 

Les bienfaits d’un apport en collagène via l’alimentation

Une alimentation apportant du collagène ainsi que les nutriments nécessaires à sa synthèse contribue à fournir à l’organisme les éléments indispensables au renouvellement des tissus conjonctifs. Les protéines, certains acides aminés, la vitamine C, le zinc, le cuivre et d’autres micronutriments participent ensemble à la production naturelle du collagène.

Contrairement aux soins cosmétiques, qui agissent principalement à la surface de la peau, l’alimentation apporte à l’organisme les matériaux nécessaires à la fabrication de son propre collagène. Pour soutenir cette synthèse, il est conseillé d’associer des protéines de qualité, des aliments riches en vitamine C, des sources de zinc, de cuivre, des acides gras insaturés et des aliments riches en antioxydants. Vous pouvez aussi consulter notre article sur l’alimentation anti-rides pour compléter votre routine beauté.

 

Pourquoi la production naturelle de collagène diminue avec l’âge 

La production de collagène commence à diminuer progressivement dès l’âge adulte. Ce phénomène résulte d’un ralentissement naturel de l’activité des fibroblastes, les principales cellules responsables de la synthèse du collagène dans les tissus conjonctifs. Avec le temps, ces cellules produisent moins de collagène et les fibres existantes se renouvellent moins efficacement.

Ce processus est également influencé par plusieurs facteurs liés au mode de vie. Une exposition excessive aux rayons ultraviolets (UV), le tabagisme, une alimentation déséquilibrée, le stress chronique, un sommeil insuffisant ou encore la sédentarité peuvent accélérer la dégradation du collagène ou perturber sa synthèse.

Progressivement, la peau perd en fermeté et en élasticité, les rides deviennent plus visibles et les tissus conjonctifs peuvent gagner en rigidité. Une alimentation variée, apportant suffisamment de protéines, de vitamine C, de zinc, de cuivre et d’autres nutriments essentiels, contribue à fournir à l’organisme les éléments nécessaires au maintien d’une synthèse normale du collagène.

 

02.

Les aliments qui apportent directement du collagène

Le collagène est naturellement présent dans les aliments d’origine animale, principalement dans les tissus conjonctifs. On le retrouve notamment dans la peau, les os, les cartilages, les tendons, les ligaments, les arêtes de poisson et certaines membranes. Ces aliments constituent les principales sources alimentaires de collagène.

 

Le bouillon d’os, la source la plus riche en collagène

Le bouillon d’os est souvent considéré comme l’une des meilleures sources alimentaires de collagène. Il est préparé à partir d’os, de cartilages, de carcasses ou de tendons de bœuf, de volaille ou de poisson, longuement mijotés dans l’eau.

Cette cuisson prolongée permet d’extraire une partie du collagène, qui se transforme progressivement en gélatine, ainsi que différents acides aminés, comme la glycine, la proline et l’hydroxyproline, caractéristiques de cette protéine. Le bouillon d’os peut être consommé seul ou servir de base à des soupes, des sauces ou des plats mijotés. Il constitue une manière simple d’intégrer naturellement du collagène dans son alimentation.

 

Les poissons et les fruits de mer

Les poissons constituent une excellente source de protéines de qualité et apportent également des oméga 3, particulièrement lorsqu’il s’agit des petits poissons gras comme la sardine ou le maquereau.

Le collagène marin est principalement concentré dans la peau, les arêtes, les écailles et le cartilage des poissons. Ces parties sont rarement consommées telles quelles, mais elles sont largement utilisées pour fabriquer les peptides de collagène présents dans les compléments alimentaires.

Les fruits de mer contiennent également du collagène, notamment dans certains tissus conjonctifs et dans les carapaces utilisées pour préparer des fumets ou des bouillons.

Contrairement à une idée largement répandue, aucune donnée scientifique ne permet aujourd’hui d’affirmer que le collagène naturellement présent dans les poissons est systématiquement mieux assimilé que celui provenant d’autres sources animales. L’assimilation dépend surtout de la digestion et de la forme sous laquelle le collagène est consommé.

Pour un soutien ciblé des articulations, il est possible de s’orienter vers un complément de collagène marin, en complément d’une alimentation équilibrée.

 

La viande, la volaille et les abats

Les viandes apportent avant tout des protéines de qualité ainsi que les acides aminés indispensables à la synthèse du collagène.

Les morceaux les plus riches en collagène sont généralement ceux qui contiennent davantage de tissus conjonctifs, comme le jarret, la queue de bœuf, les joues, les tendons ou la peau de volaille.

Les bouillons réalisés à partir de carcasses ou de morceaux riches en cartilage constituent également une source intéressante de collagène alimentaire.

Les abats ne sont pas particulièrement riches en collagène, mais ils apportent plusieurs micronutriments essentiels, notamment du fer, du zinc, du cuivre et des vitamines du groupe B, qui participent au fonctionnement normal de l’organisme.

 

Les œufs

Les œufs ne contiennent pratiquement pas de collagène dans leur partie comestible. En revanche, ils constituent une excellente source de protéines de haute qualité et apportent plusieurs acides aminés indispensables à la synthèse du collagène.

La fine membrane située entre la coquille et le blanc d’œuf contient naturellement du collagène ainsi que d’autres protéines de la matrice extracellulaire. Certaines formulations de compléments alimentaires utilisent d’ailleurs cette membrane comme matière première.

Faciles à intégrer dans l’alimentation quotidienne, les œufs participent donc indirectement au maintien de la production naturelle de collagène.

 

La gélatine

La gélatine est obtenue par hydrolyse partielle du collagène extrait de tissus animaux riches en protéines, comme la peau ou les os. Elle est utilisée en cuisine pour ses propriétés gélifiantes et entre dans la composition de nombreuses préparations, comme certains bouillons, terrines, desserts ou plats mijotés.

La gélatine constitue donc une source de collagène alimentaire, même si sa structure est différente de celle des peptides de collagène hydrolysé utilisés dans les compléments alimentaires.

Il est préférable de privilégier les préparations maison ou peu transformées, plutôt que les desserts industriels souvent riches en sucres ajoutés.

03.

Les aliments qui stimulent la production de collagène

Certains aliments ne contiennent pas directement de collagène, mais ils apportent les protéines, les vitamines et les minéraux indispensables à sa synthèse par l’organisme. Une alimentation variée permet ainsi de fournir les éléments nécessaires au renouvellement naturel des tissus conjonctifs.

 

Les fruits et légumes riches en vitamine C

La vitamine C est indispensable à la synthèse du collagène. Elle aide l’organisme à former

La vitamine C est un nutriment indispensable à la synthèse du collagène. Elle intervient dans plusieurs étapes de sa fabrication et contribue à la stabilité des fibres de collagène.

On la retrouve notamment dans les agrumes, le kiwi, l’acérola, la goyave, le cassis, les fraises, les fruits rouges, mais aussi dans les poivrons, le persil, le brocoli, les choux et de nombreux légumes verts. Intégrer quotidiennement des aliments riches en vitamine C constitue donc un excellent moyen de soutenir la synthèse naturelle du collagène.

 

Les aliments riches en soufre

Le soufre entre dans la composition de certains acides aminés, notamment la méthionine et la cystéine, indispensables à la synthèse de nombreuses protéines de l’organisme. Les aliments riches en composés soufrés peuvent ainsi contribuer indirectement au maintien des tissus conjonctifs.

On retrouve ces composés dans l’ail, l’oignon, le poireau, l’échalote, mais aussi dans les légumes de la famille des crucifères, comme le chou, le brocoli, le chou-fleur, le radis, la roquette ou le cresson. Ces légumes apportent également de nombreux antioxydants qui participent à la protection des cellules contre le stress oxydatif, un phénomène impliqué dans le vieillissement des tissus.

 

Les noix, graines et légumineuses

Les noix, les amandes, les noisettes ainsi que les graines de lin, de chia, de courge ou de tournesol apportent des acides gras insaturés, de la vitamine E, du zinc, du cuivre et du magnésium. Ces nutriments contribuent au bon fonctionnement de l’organisme et participent au maintien de la qualité des tissus.

Les légumineuses, comme les lentilles, les pois chiches ou les haricots secs, constituent une excellente source de protéines végétales et apportent plusieurs acides aminés impliqués dans la synthèse du collagène, notamment la lysine.

Associées à des aliments riches en vitamine C, elles permettent d’optimiser l’apport des nutriments nécessaires à la production naturelle du collagène.

 

La spiruline, l’alliée végétale par excellence

D’autres actifs peuvent aussi être intéressants pour les tissus conjonctifs, comme le silicium d’origine organique ou l’acide hyaluronique, connu pour son rôle dans l’hydratation et la souplesse cutanée. Découvrez aussi les bienfaits de l’acide hyaluronique.

La spiruline ne contient pas de collagène, puisque celui-ci est exclusivement d’origine animale. En revanche, elle constitue une source intéressante de protéines, d’acides aminés, de vitamines, de minéraux et de pigments antioxydants, comme la phycocyanine.

D’autres nutriments peuvent également accompagner cette démarche, comme le silicium d’origine organique, étudié pour son rôle dans les tissus conjonctifs, ou les bienfaits de l’acide hyaluronique, naturellement présent dans la peau et les articulations dont il entretient l’hydratation.

04.

Comment optimiser l’apport en collagène au quotidien ?

Le mode de vie compte aussi. Une bonne hydratation, une activité physique régulière, un sommeil suffisant et une protection solaire adaptée participent au maintien de la peau et des articulations. En cas de gêne persistante, vous pouvez consulter nos conseils pour soulager les douleurs articulaires.

Soutenir la production naturelle de collagène repose avant tout sur une alimentation variée et équilibrée. L’objectif n’est pas seulement de consommer des aliments qui en contiennent naturellement, mais aussi d’apporter à l’organisme tous les nutriments nécessaires à sa synthèse.

Il est ainsi intéressant d’associer des sources naturelles de collagène, comme le bouillon d’os, les poissons, les viandes riches en tissus conjonctifs ou la gélatine, à des aliments riches en vitamine C, comme les agrumes, le kiwi, les poivrons ou le brocoli. Les légumineuses, les fruits à coque, les graines et les légumes apportent également des protéines, des vitamines et des minéraux qui participent au renouvellement normal des tissus.

Quelques associations simples permettent d’optimiser ces apports : un poisson accompagné de brocoli, un bouillon d’os servi avec des légumes verts, ou encore un plat de lentilles agrémenté de poivrons ou d’un filet de jus de citron.

L’alimentation ne constitue toutefois qu’un des piliers du maintien des tissus conjonctifs. Une activité physique régulière, un sommeil de qualité, une bonne hydratation, une protection solaire adaptée et l’arrêt du tabac contribuent également à préserver le collagène naturellement présent dans l’organisme.

En cas de gêne articulaire persistante, vous pouvez également consulter notre article : soulager les douleurs articulaires.

05.

Découvrez nos compléments alimentaires à base de collagène

Une alimentation variée constitue la base pour apporter à l’organisme les protéines, les vitamines et les minéraux nécessaires à la synthèse du collagène. Dans certaines situations, comme l’avancée en âge, une pratique sportive soutenue ou des besoins spécifiques liés à la peau ou aux articulations, un complément alimentaire peut représenter un soutien intéressant en complément d’une bonne hygiène de vie.

Chez NaturAvignon, nous avons développé des formules associant des peptides de collagène à des actifs complémentaires soigneusement sélectionnés, afin de répondre à différents besoins. , dans la gamme des compléments alimentaires au collagène

Notre Collagène Actif+ est destiné au soutien des articulations, des muscles et des os. Il associe 10 g de collagène marin hydrolysé, des collagènes de types I et II, Cartidyss®, un ingrédient breveté issu du cartilage de poisson, ainsi que du MSM, de la vitamine C PureWay-C®, des vitamines D3 et K2, du calcium et du zinc. Cette association repose sur une approche globale du soutien des tissus conjonctifs.

Pour la beauté de la peau, un complément collagène pour la peau, pensé pour accompagner la fermeté, l’élasticité et la beauté cutanée qui associe 5 g de collagène marin hydrolysé à de l’acide hyaluronique, de l’élastine, des céramides, du zinc et de la vitamine C. Cette dernière contribue à la formation normale du collagène pour assurer le fonctionnement normal de la peau.

Quelle que soit la formule choisie, un complément alimentaire ne remplace pas une alimentation variée et équilibrée .

06.

Conclusion

Le collagène est une protéine essentielle à la structure de nombreux tissus de l’organisme, comme la peau, les os, les cartilages, les tendons et les ligaments. Si certains aliments d’origine animale en apportent naturellement, il est tout aussi important de fournir à l’organisme les nutriments indispensables à sa synthèse, notamment des protéines de qualité, de la vitamine C, ainsi que certains minéraux et antioxydants.

Au-delà d’un aliment en particulier, c’est l’équilibre global de l’alimentation et du mode de vie qui contribue à préserver le renouvellement naturel du collagène. Une activité physique régulière, une bonne qualité de sommeil, la protection de la peau contre les UV et l’arrêt du tabac participent également au maintien des tissus conjonctifs au fil des années.

Lorsque les apports alimentaires ne suffisent pas ou que les besoins augmentent, un complément alimentaire à base de collagène peut représenter une solution intéressante, à condition de choisir une formule de qualité, adaptée à votre objectif et intégrée dans une démarche globale de santé.

« Les informations fournies dans cet article sont destinées à informer et à promouvoir la compréhension et la connaissance générale sur le collagène dans les aliments   . Elles ne sont en aucun cas destinées à se substituer aux conseils professionnels de santé, au diagnostic ou au traitement médical. Les compléments alimentaires ne doivent jamais remplacer un régime alimentaire équilibré et varié. Il est toujours recommandé de consulter un professionnel de santé avant de commencer toute nouvelle routine de supplémentation, en particulier si vous avez des conditions médicales préexistantes ou si vous prenez d’autres médicaments. »

Références

1. Choi, F. D., Sung, C. T., Juhasz, M. L., & Mesinkovsk, N. A. (2019). Oral Collagen Supplementation: A Systematic Review of Dermatological Applications. Journal of Drugs in Dermatology, 18(1), 9-16.

2. Asserin, J., Lati, E., Shioya, T., & Prawitt, J. (2015). The effect of oral collagen peptide supplementation on skin moisture and the dermal collagen network: evidence from an ex vivo model and randomized, placebo-controlled clinical trials. Journal of Cosmetic Dermatology, 14(4), 291-301.

3. Crowley, D. C., Lau, F. C., Sharma, P., Evans, M., Guthrie, N., Bagchi, M., … & Dey, D. K. (2009). Safety and efficacy of undenatured type II collagen in the treatment of osteoarthritis of the knee: a clinical trial. International Journal of Medical Sciences, 6(6), 312–321.

4. McAlindon, T. E., Nuite, M., Krishnan, N., Ruthazer, R., Price, L. L., Burstein, D., … & Flechsenhar, K. (2011). Change in knee osteoarthritis cartilage detected by delayed gadolinium enhanced magnetic resonance imaging following treatment with collagen hydrolysate: a pilot randomized controlled trial. Osteoarthritis and Cartilage, 19(4), 399–405.

5. Oesser, S., Seifert, J. (2003). Stimulation of type II collagen biosynthesis and secretion in bovine chondrocytes cultured with degraded collagen. Cell and Tissue Research, 311(3), 393-399.

valérie-delenne

Valérie Delenne

Naturopathe

Valérie Delenne, certifiée praticien de santé naturopathe en 2009 auprès de la FENA*, et membre de l’OMNES*, elle suit un cursus en 2011...

Partager