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Beauté

Comment se débarrasser de la peau d’orange ?

Valérie Delenne

09/07/2026

Introduction

La peau d’orange désigne l’aspect irrégulier de la peau causé par une modification de la structure du tissu adipeux. Elle touche essentiellement les femmes et se situe notamment sur les fesses, les hanches et les cuisses. Quels sont les facteurs qui favorisent son apparition ? Est-il possible d’améliorer l’aspect de la peau et quels gestes peuvent contribuer à préserver sa fermeté au quotidien ?

01.

Qu’est-ce qu’une peau d’orange ?

La peau d’orange est le nom donné à une peau présentant un aspect capitonné, généralement associé à une modification du tissu adipeux et à une rétention d’eau. Environ 90 % des femmes sont concernées par la peau d’orange (1). Son apparition n’est pas uniquement liée à un excès de tissu adipeux : d’autres facteurs, comme la rétention d’eau, la circulation sanguine et lymphatique ou encore les habitudes de vie, peuvent également influencer son aspect.

La peau d’orange se caractérise par un relief irrégulier de la peau, donnant un aspect capitonné. Elle apparaît le plus souvent sur les cuisses, les hanches, les fesses ou le ventre.

Bien qu’elle soit très fréquente, la peau d’orange constitue avant tout une caractéristique esthétique et ne traduit pas, à elle seule, un problème de santé.

02.

Pourquoi ai je de la peau d’orange ?

La peau d’orange n’est pas uniquement liée à la corpulence. Elle peut également apparaître chez une personne ayant un poids considéré comme normal. Son apparition résulte généralement de plusieurs facteurs qui peuvent se combiner.

Une variation hormonale

La peau d’orange peut apparaître pendant certaines périodes de la vie, comme la grossesse ou la ménopause, ou être influencée par certains traitements médicamenteux, en raison des variations hormonales. Le déséquilibre entre les œstrogènes et la progestérone peut notamment influencer la perméabilité des capillaires ainsi que la rétention d’eau (2). Les œstrogènes participent également au stockage des graisses, en particulier au niveau des cuisses, des fesses et des hanches.

Une alimentation déséquilibrée

Une alimentation riche en produits très gras, très salés ou très sucrés peut favoriser l’augmentation du volume des cellules graisseuses et influencer l’aspect de la peau d’orange.

Une circulation sanguine et lymphatique moins efficace

Une circulation sanguine ou lymphatique moins dynamique peut favoriser une accumulation d’eau dans les tissus et contribuer à modifier l’aspect de la peau.

L’hérédité

Nous ne sommes pas tous égaux face à la peau d’orange. Les prédispositions génétiques jouent également un rôle dans son apparition. Lorsque plusieurs membres de la famille sont concernés, le risque d’en présenter est généralement plus élevé.

La sédentarité

Le manque d’activité physique peut être associé à une circulation sanguine et lymphatique moins active. À l’inverse, une activité physique régulière contribue au bon fonctionnement du métabolisme et participe au maintien de la tonicité des tissus.

 

À retenir : la peau d’orange résulte généralement de plusieurs facteurs (hormonaux, génétiques, mode de vie ou alimentation). Elle est très fréquente chez la femme et son apparition ne dépend pas uniquement du poids.

03.

Quelle est la différence entre cellulite et peau d’orange ?

La cellulite correspond à une modification du tissu sous-cutané associée à une accumulation de graisse, d’eau et à des changements de la structure des tissus situés sous la peau. Les adipocytes, ou cellules graisseuses de l’hypoderme, ont pour rôle de stocker ou de libérer les graisses selon les besoins énergétiques de l’organisme.

Lorsque les apports énergétiques dépassent durablement les dépenses, ces cellules peuvent augmenter de volume. Cette évolution exerce une pression sur les tissus environnants et peut contribuer à l’apparition d’un relief irrégulier de la peau.

La cellulite évolue généralement progressivement. À un premier stade, les irrégularités sont visibles uniquement lorsque la peau est pincée. Avec le temps, elles peuvent devenir visibles au repos. Dans les formes les plus marquées, les capitons sont davantage apparents et la peau peut présenter des différences de coloration.

La peau d’orange correspond à l’aspect caractéristique de cette modification cutanée. Elle est notamment associée à la présence de capitons localisés, mais également à une diminution de l’élasticité de la peau, au vieillissement cutané ou encore aux variations de poids.

Il est important de rappeler que la cellulite et la peau d’orange sont très fréquentes, en particulier chez la femme, et qu’elles ne constituent pas une maladie.

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04.

Comment améliorer naturellement l’aspect de la peau d’orange ?

L’apparition de la peau d’orange peut être influencée par plusieurs facteurs, comme la rétention d’eau, la quantité de tissu adipeux ou encore la circulation sanguine et lymphatique.

Lorsqu’elle est installée, il n’est généralement pas possible de faire disparaître totalement la peau d’orange. En revanche, certaines habitudes de vie peuvent contribuer à améliorer progressivement l’aspect de la peau et à préserver sa tonicité.

A. La pratique d’une activité physique régulière

Une activité physique régulière participe au maintien d’une bonne condition physique générale. Elle contribue également à préserver la tonicité musculaire, à favoriser la circulation sanguine et lymphatique et à maintenir une composition corporelle équilibrée.

Les activités cardiovasculaires sont souvent recommandées dans une démarche globale visant à améliorer l’aspect de la peau (3). Elles participent notamment au maintien d’une bonne circulation et à une meilleure dépense énergétique.

Vous pouvez pratiquer différents sports comme la marche rapide, la course à pied, la natation, le fitness, la corde à sauter ou encore la Zumba.

En règle générale, trois à quatre séances de cardio par semaine permettent de s’inscrire dans une pratique régulière, tout en laissant le temps nécessaire à la récupération musculaire.

B. Adopter une alimentation équilibrée

L’objectif n’est pas de suivre un régime restrictif, qui peut favoriser l’effet yo-yo, mais d’adopter durablement une alimentation variée et équilibrée.

Il est notamment conseillé de limiter les aliments très riches en sucres, en sel et en graisses saturées, tout en privilégiant des aliments peu transformés.

Les aliments à index glycémique élevé entraînent une augmentation plus rapide de la glycémie et de la sécrétion d’insuline. Dans le cadre d’une alimentation équilibrée, privilégier des aliments à index glycémique plus modéré peut contribuer au maintien d’un métabolisme normal.

Privilégiez les légumes, les fruits, les céréales complètes, les poissons maigres, les légumineuses ainsi que les viandes peu grasses.

Une hydratation suffisante participe également au bon fonctionnement de l’organisme et s’intègre dans une démarche globale de bien-être.

C. Le massage pour améliorer l’aspect des capitons

Le massage est une pratique de bien-être appréciée pour son action mécanique sur les tissus. Réalisé régulièrement, il peut contribuer à assouplir la peau et procurer une sensation de légèreté.

Le palper-rouler est l’une des techniques les plus connues. Cette méthode agit mécaniquement sur les tissus superficiels et profonds et est souvent utilisée dans les routines visant à améliorer l’aspect des capitons.

Le drainage lymphatique est également proposé dans certaines approches de bien-être. Il consiste en des pressions douces suivant le trajet des vaisseaux lymphatiques et vise à favoriser la circulation de la lymphe, notamment chez les personnes sujettes à la sensation de jambes lourdes ou à la rétention d’eau.

Les résultats peuvent varier d’une personne à l’autre selon les habitudes de vie, la régularité des massages et les facteurs individuels.

D. Les bons gestes au quotidien

Quelques habitudes simples peuvent contribuer au confort des jambes et au maintien d’une bonne circulation :

  • Porter des vêtements peu compressifs afin de ne pas gêner la circulation sanguine et lymphatique.
  • Éviter les bains très chauds ou les expositions prolongées à la chaleur lorsque l’on est sujet à la rétention d’eau.
  • Terminer la douche par un jet d’eau plus fraîche en remontant des chevilles vers les cuisses, selon sa tolérance.
  • Limiter les périodes prolongées en position assise ou debout et penser à marcher régulièrement au cours de la journée.
  • Modérer la consommation de sel dans le cadre d’une alimentation équilibrée.

Prévention : ces habitudes s’inscrivent dans une démarche d’hygiène de vie globale. Elles contribuent au maintien d’une peau en bonne santé mais ne permettent pas, à elles seules, de faire disparaître la peau d’orange.

05.

Comment accompagner la peau d’orange avec les plantes chez la femme ?

Certaines plantes sont traditionnellement utilisées dans les approches de bien-être pour accompagner les personnes souhaitant prendre soin de leur peau ou favoriser leur confort circulatoire. Elles s’intègrent dans une démarche globale associant une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et une bonne hygiène de vie.

Avant d’utiliser des plantes ou des huiles essentielles, il est recommandé de demander conseil à un professionnel de santé, notamment en cas de grossesse, d’allaitement, de traitement médicamenteux ou de pathologie chronique.

Le cèdre de l’Atlas

L’huile essentielle de cèdre de l’Atlas est traditionnellement utilisée en massage, toujours diluée dans une huile végétale. Elle est souvent intégrée aux soins destinés à améliorer l’aspect de la peau et à accompagner les personnes sujettes à la sensation de rétention d’eau.

La reine-des-prés

La reine-des-prés est traditionnellement employée pour accompagner les mécanismes naturels d’élimination de l’organisme. Elle peut être consommée en infusion ou sous forme de compléments alimentaires, selon les conseils d’un professionnel de santé.

Elle est généralement intégrée aux routines bien-être des personnes souhaitant prendre soin de leur silhouette ou de leur confort circulatoire.

Précaution : la reine-des-prés est déconseillée aux personnes allergiques aux salicylés et nécessite un avis médical en cas de traitement anticoagulant ou d’insuffisance rénale.

Le lierre

L’extrait de lierre est fréquemment présent dans les soins cosmétiques destinés aux peaux présentant un aspect capitonné. Il est apprécié pour son utilisation traditionnelle dans les soins de massage visant à améliorer visuellement la texture de la peau.

La Centella asiatica

La Centella asiatica est une plante largement utilisée en phytothérapie et en cosmétique. Elle est traditionnellement employée pour accompagner le maintien de la souplesse cutanée et soutenir les tissus conjonctifs.

Elle est également utilisée dans des soins destinés à préserver l’élasticité de la peau.

Le cyprès

L’huile essentielle de cyprès est traditionnellement utilisée en massage, après dilution dans une huile végétale. Elle est souvent choisie dans les routines de bien-être destinées aux personnes recherchant une sensation de jambes plus légères.

Précautions : les huiles essentielles sont réservées à un usage averti. Elles sont généralement déconseillées pendant la grossesse, l’allaitement et chez les jeunes enfants sans avis d’un professionnel de santé.

Le genévrier

L’huile essentielle de genévrier est traditionnellement utilisée en massage dans les soins dédiés au confort circulatoire. Elle est également appréciée pour son parfum caractéristique et son utilisation dans les routines de bien-être.

Comme toutes les huiles essentielles, elle s’utilise diluée et avec précaution.

 

Quand consulter un professionnel de santé ?

La peau d’orange est une caractéristique très fréquente qui ne nécessite généralement pas de prise en charge médicale.

En revanche, il est recommandé de consulter un professionnel de santé si les modifications de la peau apparaissent brutalement, s’accompagnent de douleurs importantes, d’un gonflement inhabituel, d’une rougeur persistante ou de tout autre symptôme inhabituel. Un avis médical est également conseillé avant de débuter une supplémentation ou l’utilisation de plantes en cas de maladie chronique ou de traitement médicamenteux.

Conclusion

La peau d’orange désigne un aspect irrégulier de la peau, fréquemment observé chez les femmes. Elle résulte de plusieurs facteurs pouvant se combiner, notamment les variations hormonales, la rétention d’eau, les caractéristiques du tissu adipeux, la sédentarité, les habitudes alimentaires ou encore les prédispositions génétiques. Lorsqu’elle est installée, il est généralement difficile de faire disparaître totalement la peau d’orange. En revanche, certaines habitudes de vie peuvent contribuer à améliorer progressivement l’aspect de la peau et à préserver sa tonicité. La pratique régulière d’une activité physique, une alimentation équilibrée, les massages et certaines approches naturelles peuvent s’intégrer dans une démarche globale de bien-être. Les résultats varient toutefois selon les personnes et dépendent de nombreux facteurs individuels. Les plantes et les huiles essentielles doivent être utilisées avec précaution et dans le respect de leurs contre-indications. En cas de doute, de traitement médicamenteux ou de situation particulière, il est préférable de demander conseil à un professionnel de santé.

« Les informations fournies dans cet article sont destinées à informer et à promouvoir la compréhension et la connaissance générale des conseils pour se débarrasser d’une peau d’orange. Elles ne sont en aucun cas destinées à se substituer aux conseils professionnels de santé, au diagnostic ou au traitement médical. Il est toujours recommandé de consulter un professionnel de santé avant de commencer toute nouvelle routine de supplémentation, en particulier si vous avez des conditions médicales préexistantes ou si vous prenez d’autres médicaments. »

Références

1. Rossi, A. B. R., & Vergnanini, A. L. (2000). Cellulite: a review. Journal of the European Academy of Dermatology and Venereology, 14(4), 251-262

2. Querleux, B., Cornillon, C., Jolivet, O., & Bittoun, J. (2002). Anatomy and physiology of subcutaneous adipose tissue by in vivo magnetic resonance imaging and spectroscopy: relationships with sex and presence of cellulite. Skin Research and Technology, 8(2), 118-124.

3. de Godoy, J. M. P., & de Godoy, M. F. G. (2009). Treatment of cellulite based on the hypothesis of pathophysiology. Clinical interventions in aging, 4, 231–235.

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Valérie Delenne

Naturopathe

Valérie Delenne, certifiée praticien de santé naturopathe en 2009 auprès de la FENA*, et membre de l’OMNES*, elle suit un cursus en 2011...

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