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Confort urinaire

Qu’est-ce qu’une infection urinaire ?

Cerantola

31/08/2026

Introduction

Une infection urinaire est une inflammation provoquée par la multiplication de bactéries dans l’appareil urinaire. Celui-ci comprend les reins, les uretères, la vessie et l’urètre. L’infection la plus fréquente est la cystite, localisée au niveau de la vessie. Les infections urinaires sont particulièrement fréquentes chez la femme. Même lorsqu’elles sont bénignes, elles peuvent affecter la qualité de vie : sommeil perturbé, fatigue, besoin constant d’aller aux toilettes ou appréhension pendant les rapports sexuels. À noter que la cystite interstitielle ne doit pas être confondue avec une infection urinaire. Elle provoque des douleurs et des envies fréquentes d’uriner sans qu’une infection bactérienne ne soit mise en évidence.

01.

Les différents types d’infections urinaires

La cystite touche la vessie et provoque principalement des brûlures, des envies fréquentes et des douleurs dans le bas-ventre.

La pyélonéphrite atteint un rein. Elle peut entraîner une forte fièvre, des frissons, des douleurs lombaires, des nausées et parfois du sang dans les urines. Elle nécessite une prise en charge rapide.

L’urétrite concerne l’urètre et peut parfois être liée à une infection sexuellement transmissible.

La prostatite touche la prostate chez l’homme et nécessite une prise en charge spécifique.

02.

Quels sont les signes les plus fréquents d’une infection urinaire ?

  • des brûlures pendant la miction ;
  • des envies fréquentes et pressantes d’uriner ;
  • une faible quantité d’urine à chaque passage aux toilettes ;
  • des douleurs ou une sensation de poids dans le bas-ventre ;
  • des urines troubles ou malodorantes ;
  • parfois du sang dans les urines.

Chez l’homme, une difficulté à uriner, un jet faible, une douleur pelvienne ou une fièvre peuvent aussi indiquer une atteinte de la prostate.

Chez l’enfant, les manifestations sont parfois moins précises. Une fièvre inexpliquée, des pleurs pendant la miction, une fatigue ou des vomissements doivent conduire à consulter.

Découvrez également notre article consacré aux remèdes naturels en cas de difficulté à uriner.

Quand consulter rapidement ?

Consultez un professionnel sans attendre en cas de :

  • fièvre supérieure à 38,5 °C ;
  • frissons ;
  • douleur lombaire ou dans le dos ;
  • nausées ou vomissements ;
  • sang dans les urines ;
  • gênes chez un homme, un enfant ou une femme enceinte ;
  • infection chez une personne âgée ou immunodéprimée.
03.

Quelles sont les causes d’une infection urinaire ?

La principale cause est la migration de bactéries provenant de l’intestin vers l’urètre, puis vers la vessie. La bactérie Escherichia coli, aussi appelée E. coli, est responsable de la majorité des cas. Elle possède de petites structures appelées fimbriae qui lui permettent d’adhérer à la paroi de la vessie. Ce mécanisme explique l’intérêt porté par la recherche à certaines substances comme les proanthocyanidines (PAC) de canneberge ou le D-mannose, étudiés pour leur capacité potentielle à limiter cette adhérence. D’autres bactéries peuvent également être responsables de l’infection. 

04.

Quels sont les facteurs de risque ?

Chez la femme, l’urètre est plus court et situé près de l’anus. Les bactéries accèdent donc plus facilement à la vessie.

Les principaux facteurs de risque sont :

  • une hydratation insuffisante ;
  • le fait de se retenir longtemps ;
  • une vidange incomplète de la vessie ;
  • les rapports sexuels ;
  • l’utilisation de spermicides ;
  • la grossesse ;
  • la ménopause ;
  • la constipation ;
  • un sondage urinaire ;
  • certaines anomalies de l’appareil urinaire.

Chez l’homme, une hypertrophie de la prostate peut empêcher la vessie de se vider complètement. Les infections urinaires chez les hommes sont moins fréquentes, mais elles nécessitent toujours un examen médical.

05.

Quelles solutions contre une infection urinaire ?

Les solutions proposées dépendent de l’âge, du sexe, de la grossesse, des gênes ressenties et des éventuels facteurs de risque.

Le professionnel de santé propose généralement une prise d’antibiotiques. Ils sont efficaces mais s’accompagnent parfois d’effets indésirables et participent à l’émergence de l’antibiorésistance, un enjeu majeur de santé publique aujourd’hui.  

Le paracétamol peut soulager les douleurs lorsqu’il n’est pas contre-indiqué. Les antispasmodiques peuvent diminuer la gêne, mais ils ne combattent pas les bactéries.

Les solutions naturelles ne traitent pas une infection bactérienne et ne remplacent pas les antibiotiques lorsqu’ils sont nécessaires mais différentes solutions simples peuvent aider à soulager et éviter les récidives.

L’hydratation est un geste essentiel. En l’absence de contre-indication, il est recommandé de boire au moins 1,5 litre d’eau par jour. Certaines personnes peuvent atteindre environ deux litres selon leur activité, la température et leur état de santé. Boire régulièrement augmente le volume d’urine et favorise le rinçage de la vessie. Cela ne suffit toutefois pas à éliminer une infection déjà installée.

La canneberge ou cranberry

La canneberge contient des composés appelés proanthocyanidines (PAC).

Certaines études suggèrent qu’elles pourraient limiter l’adhérence de certaines bactéries E. coli à la paroi de la vessie, ce qui explique son utilisation fréquente dans une démarche de prévention des cystites récidivantes.

Une dose de 36 mg de PAC par jour est souvent citée dans les travaux consacrés à la prévention des récidives.

Cependant, la canneberge ne permet pas de traiter une infection urinaire déclarée et ne remplace pas les antibiotiques lorsqu’ils sont nécessaires.

La teneur en PAC varie fortement selon les produits. Découvrez nos conseils pour choisir un jus de cranberry.

Les hommes peuvent également consulter notre article sur le jus de cranberry et le confort urinaire masculin.

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Le D-mannose

Le D-mannose est un sucre simple naturellement fabriqué par l’organisme, il est étudié pour son interaction avec les fimbriae d’E. coli. Il pourrait limiter l’adhérence de certaines bactéries aux cellules de la vessie.

Les preuves disponibles restent néanmoins insuffisantes pour affirmer qu’il prévient ou traite une infection urinaire. Il ne doit donc jamais être présenté comme une alternative aux antibiotiques.

Certaines plantes comme la busserole, la bruyère et la piloselle sont parfois proposées pour le confort urinaire. Leur utilisation doit rester prudente et ne doit pas retarder une consultation médicale.

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Comment prévenir les infections urinaires ?

Quelques conseils simples peuvent diminuer le risque de récidive :

  • boire régulièrement ;
  • ne pas se retenir ;
  • vider complètement la vessie ;
  • uriner après les rapports sexuels ;
  • s’essuyer d’avant en arrière après les toilettes ;
  • éviter les douches vaginales et les produits intimes agressifs ;
  • lutter contre la constipation ;
  • éviter les spermicides en cas de cystites répétées.

Une bonne hygiène intime ne signifie pas multiplier les lavages. Une toilette externe douce suffit. Les produits parfumés et irritants peuvent déséquilibrer la flore vaginale.

L’équilibre global de l’organisme est également important : sommeil suffisant, gestion du stress, activité physique régulière et alimentation équilibrée contribuent au maintien d’une bonne santé générale.

Pour approfondir le rôle de l’alimentation, consultez notre article sur les aliments pouvant favoriser ou accentuer les symptômes urinaires.

07.

Cystites à répétition : que faire ?

On parle généralement de cystites récidivantes lorsqu’au moins quatre épisodes surviennent dans l’année.

Il est alors important d’identifier les facteurs favorisant ces récidives : habitudes urinaires, constipation, rapports sexuels, ménopause, mauvaise vidange de la vessie, obstacle urinaire…

Un professionnel de santé pourra proposer un accompagnement adapté et rechercher une cause sous-jacente.

08.

Questions fréquentes

Une infection urinaire peut-elle passer seule ?

Une amélioration spontanée est parfois possible, mais elle ne garantit pas la disparition des bactéries. Un avis médical est recommandé, particulièrement en cas de facteur de risque.

 

Quelle différence entre cystite et infection urinaire ?

La cystite est une infection de la vessie. Le terme infection urinaire désigne aussi les infections de l’urètre, des reins ou de la prostate.

 

Comment soulager rapidement les douleurs ?

Buvez régulièrement, ne vous retenez pas et consultez un professionnel de santé. Les antispasmodiques peuvent diminuer la gêne, mais ils ne combattent pas les bactéries.

Pour d’autres conseils liés au confort de la vessie, consultez notre article sur les remèdes de grand-mère contre l’incontinence urinaire.

« Les informations fournies dans cet article ont une vocation strictement informative. Elles ne sont en aucun cas destinées à se substituer aux conseils professionnels de santé, au diagnostic ou au traitement médical.  En cas de fièvre, de douleurs lombaires, de sang dans les urines ou de symptômes chez l’enfant, l’homme, la femme enceinte, la personne âgée ou une personne immunodéprimée, consultez rapidement un médecin. Les compléments alimentaires ne doivent jamais remplacer un régime alimentaire équilibré et varié. Il est toujours recommandé de consulter un professionnel de santé avant de commencer toute nouvelle routine de supplémentation, en particulier si vous avez des conditions médicales préexistantes ou si vous prenez d’autres médicaments. »

Références

1. Haute Autorité de Santé : recommandations sur le traitement antibiotique des cystites.

2. Assurance Maladie : cystite, pyélonéphrite, diagnostic et prévention.

3. ANSES : canneberge et infections urinaires.

4. Association française d’urologie : infections urinaires communautaires.

5. Cochrane : études sur la canneberge et le D-mannose.

6. EFSA : réglementation européenne des allégations de santé.

7. https://www.chroniquesdemaman.com/2025/05/07/infections-urinaires-naturopathie/

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Cerantola

Stéphanie

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